Monk à la Tronçonneuse.

Pardon, Monsieur Magritte ? Vous avez beau avoir intitulé cette croûte « La trahison des images », vous vous fourvoyez en noyant le poisson car, si, ceci est bel et bien une pipe. Une fort belle pipe au demeurant.
Monsieur Magritte, vous participez à cette pagaille intellectuelle qui, depuis les pollutions de mai 68, contribue à installer la confusion judéo-invertie dans les esprit de notre belle jeunesse. Vous avez perdu de vue le pourquoi d’un intitulé. Ce tableau ne devrait avoir qu’un seul nom « PIPE SURMONTANT UN MENSONGE » et c’est tout ce qui devrait se passer.

Enculé de Magritte. Je suis sûr que c’est de la faute. Parce que de mon temps, les titres, ça avait un sens. Roméo et Juliette ? C’est l’histoire de Roméo et Juliette, voilà. Et de Mercutio et d’Indalécio, et de heu… MERDE, Romé, Juliette, marqué sur la boîte, tout le monde est content. Si ça avait été une histoire de Marius et Jeanette, on aurait pu exiger le remboursement de ce travail de cochon. A l’époque bénie des bons titres, on pouvait être certain que ce que le bienveillant et paternel éditeur mettait sur la conserve était ce que l’ouvre-boîte allait mettre à jour. Pas de porc dans mes haricots. Les Fourberies de Scapin ? Le Scapin est fourbe, et c’est le sujet de l’Histoire ! Le malade imaginaire ? Malade imaginaire ! A la recherche du temps perdu ? Un oisif met trois mille pages à retrouver son temps perdu ! Bel-ami ? Il est beau et il nique, merde !
Et grâce à l’oncle Sam, on a eu un peu de sursis (malgré les ministres communistes), car la culture saine et pure a su faire de la résistance tout au long de sa lutte contre les impuretés subversives ourdies par les maçons. La culture visuelle a su nous abreuver de titres délicieux et anatomiquent corrects. Starsky et Hutch, Doctor Who, On connait la chanson, Fais pas ci fais pas ça, Kaamelott, Toute l’Histoire de mes Echecs Sexuels, Desperate Housewifes, Prison Break, L’Effacement progressif des consignes de sécurité… ET MASSACRE A LA TRONCONNEUSE ! BAISE OUI ! Heureusement qu’il y a encore un peu de sérieux. Si je vais voir un Fast and Furious, je sais que des mecs rapides seront furieusement dans des bolides. Je ne me retrouve pas devant une histoire de ninjas qui font du rock.

Mais le raz de marée est là, difficile à combattre. Je ne sais pas quand ça a commencé.  Avec Deak Like Me ? (oui parce que les morts, ils l’aiment pas tant que ça, cette connasse). Non, peut-être un peu après.

HA-HAAAA. 12 juillet 2002. Voilà l’origine du mal. Moi, m’attendant bêtement à un remake du Nom de la Rose avec enfin un titre en rapport avec l’intrigue (connard de foutriquet d’Umberto Eco), ou de cette série dont je ne retiens jamais le nom avec un moins gallois qui résoud des trucs, je me retrouve face à quoi ? UN FLIC ! AVEC DES T.O.C.s ! Comme si le NOM des flics dans les séries était important ? On s’en FOUT qu’il s’appelle Monk ! S’il s’appelle Monk, la série devrait parler de putains de moines ! VOILA comment les choses devraient se présenter :

Cadfael ! Voilà, c’est ça.

En parlant de moines, une autre profanation sémiotique m’a semblé mériter tout sauf les honneurs immenses dont on l’a couvert récemment. Bien que ne l’ayant pas vu, je suis à peu près certain que ce film :

Ce film, donc, ne fait NULLEMENT, mais alors NULLEMENT référence aux rapports entre des hommes et des Dieux. Je crois m’être plutôt laissé dire qu’il s’agit d’une bande de moines évoquant la grâce de leur spiritualité durant les heures sombres de notre histoire. Bien. Mais alors, il faut le dire !

Voilà qui est mieux ! Bien entendu, je ne veux nullement jeter la pierre aux petits cerveaux misérables qui pondent de mauvais titres à la chaîne. Prenons ce titre « des Hommes et des Dieux ». Il ne s’agit nullement de l’envoyer aux gémonies voire aux oubliettes de la pensée sous le simple prétexte qu’il avait été fort mal attribué. Il suffit, dans un esprit sain de propreté psychique, de le remettre à sa place.

 Voilà. J’avoue que je ne suis plus absolument certain de l’endroit où je souhaitais en venir. Là, j’imagine :

Je ne suis pas très content de cet article, pour info. dans ma tête, il y avait une sorte d’intro, et je finissais par arriver quelque part. Tant pis, bon.

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6 réflexions sur “Monk à la Tronçonneuse.

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