Les diverses solutions pour combattre la crise économique en fonction de la conjoncture de ta mère, pour les nuls.

Ne tortillons pas du popotin, et écoutons nos chers amis les économistes, il n’y a que deux façons de combattre les déficits (outre la révolution, mais nous sommes entre gens tièdes et modérés, ne délirons pas) : augmenter les recettes, ou baisser les dépenses, ce qui, à entendre la volaille qui fait l’opinion, sont les deux seuls trucs que sont capables de faire un gouvernement, quand il n’est pas occupé à faire de chouettes animations avec des caisses enregistreuses ou à expliquer qu’après 10 ans aux manettes, les saillies violentes contre l’AAA de noyre guru-maître-Dieu de Terreur Moody’s, voilà la virgule de trop, que donc, si on va perdre notre AAA, c’est sans doute la faute du PS. Deux levier, une multitude de possibilités.

Possibilité 1 : Augmenter les dépenses, augmenter les recettes.

C’est plus ou moins le modèle keynesien de la social démocratie. Du moins c’est ce que dirait un type qui a fait de l’économie, par joie ce n’est pas mon cas. En gros, on embauche des mecs pour balayer les rues et construire des hôtels comme dans Theme Park, on les paye, et ça fait venir des investisseurs qui créent des trucs et des emplois, et à la fin, du coup, comme ils ont pas envie de partir, ils payent des taxes pour rester.

Avantage : ça marche à peu près.
Inconvénients : ça implique d’avoir une marge de manœuvre, ce qu’aucun pays dans le monde n’a plus à cause que l’argent des états est virtuel, et que l’argent non virtuel est au mains de mecs qui vendent du pétrole et des default swap credits insurance machin truc à des gens qui ont de l’argent virtuel.

Possibilité 2 : Baisser les dépenses, baisser les recettes

Situé quelque part entre le néo-libéralisme et le néo-nihilisme, cette philosophie, doctrine officielle de la France depuis un paquet d’années, consiste à prélever de moins en moins d’impôts et dans le même temps à dire que les problèmes d’assiette économique sont de la faute de ces putes d’infirmières qui ont le culot d’exiger un salaire.

Avantage : Ça a le mérite de plaire au cercles des économistes de Washington.
Inconvénients : ça n’empêchera pas ton pays de se faire retourner comme une crème et vider comme un poisson par les spéculateurs, tu sais. Et une fois que t’auras tout perdu, t’auras même plus de service public pour pleurer.

Possibilité 3 : Augmenter les dépenses, baisser les recettes

Scenario économique dit du « après moi le déluge », très en vogue de l’extrême droite à l’extrême gauche en fonction des élections, il consiste à donner énormément, à ne rien exiger, et à espérer que c’est sur le suivant que ça va péter. La Grèce, par exemple, a appliqué ce programme avec le succès que l’on sait.

Avantage : Ça cous assure une certaine popularité temporaire.
Inconvénients : A la fin, votre tête finit sur une pique.

Possibilité 4 : Baisser les dépenses, augmenter les recettes

Modèle qui suit en général immédiatement le N°2, et qui trahit une certaine fébrilité du gouvernant qui, voyant Goldman Sachs frapper à la porte avec ses huissiers, choisit une solution extrêmement efficace : jeter le plus de sacs de sable (fonctionnaires) par les fenêtres, tout en leur faisant les poches avant, et faire annoncer le tout par François Fillon.

Avantage : Sur le papier, ça marche.
Inconvénients : Le Mordor perd à la fin.

Possibilité 5 : Ne rien faire

Solution dite Belge, elle a, de manière assez étrange, fonctionné correctement pendant plus d’un an.

Avantage : Ca ne s’aggrave pas.
Inconvénients : A la fin, ça finit par se voir et vous finissez comme les autres.

Possibilité 6 : N’avoir ni dépenses ni recettes

Solution Bhoutanaise. Cela implique d’avoir peu de ressources naturelle, une situation géostratégique insignifiante et une population relativement béate et pénétrée d’un bouddhisme admirable.

Avantage : ????
Inconvénient : Profit !

Possibilité 7 : Ne pas avoir de dépenses, inventer des recettes.

Solution du Front National, dont le programme économique implique essentiellement d’imprimer des milliards de francs.

Avantage : j’avais envisagé, avec un ami et dans cet éventualité de monter une usine de brouette pour que les gens puissent aller acheter leur pain avec leur billet de trente trillion de francs. Ca m’arrange.
Inconvénient : A part ça, soyons sérieux, c’est de la merde.

Possibilité 8 : Refuser d’honorer ses dépenses en attendant de trouver des recettes.

Destin de la Grèce, qui sera immédiatement suivi par une gigantesque tempête de merde. Si vous êtes un pays occidental, les banquiers vous dépèceront sous peu, si vous êtes un pays du tiers-monde, un pays occidental s’en chargera.

Avantage : J’ai beau chercher…
Inconvénients : Si vous croyez dans une vie meilleure après la mort, ça devrait aller, sinon, bah vous allez tous crever, qu’est-ce que j’y peux moi ?

Possibilité 9 : Refuser d’honorer ses dettes, prendre la richesse ailleurs avec des raids et des pillages.

Yarrrrrrrr !

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Mon mois de travail particulièrement hardcore étant achevé, me voici de retour, en principe pour de bon, avec de vrais articles.

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2 réflexions sur “Les diverses solutions pour combattre la crise économique en fonction de la conjoncture de ta mère, pour les nuls.

  1. C’est pas déjà la solution 9 qu’on applique depuis des années ? Les pays du tier monde sont raidés tout les trois mois par la vente d’arme quoi. Heureusement qu’on leur file de la bouffe pour pouvoir continuer à s’écharper.

    1. Non, oui alors ça c’est la solution 10 « vous nous devez de l’argent parce qu’on a installé des dirigeants qui ne font aucune dépense et se gardent toutes les recettes, alors on vous suce la moelle »

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