My Girl and I – Mélancolie d’un Poireau

Pour aimer un pays, il faut souvent compartimenter. C’est un exercice nécessaire à cet discipline irrationnelle et pétrie de mauvaise foi qu’est l’amour. Je ne suis pas très bonne dans la compartimentation, aussi, quand je regarde la Corée d’un oeil torve, j’ai toujours un peu de mal à comprendre que le pays qui a produit Youn Sun-Nah, Park Chan-Wook et Ping Pong-Aïe la peinture naïve Jeoson soit aussi responsable du système d’éducation le plus monstrueux au monde, d’une société post-capitalisme dystopique et de la K-pop. Oui, Corée, je t’aime, mais je sais que, tel le prince charmant secrètement atteint d’une chaude pisse, tu possèdes ta part d’ombre que je t’enjoins à assumer. Oui, Corée, tu produis aussi et surtout de la merde, de la grosse merde bien liquide, et on dirait même qu’en la matière, tu cherches avec une frénésie étrange à concurrencer le Japon. Oh, je ne parle même pas de merde rigolote, comme un bon vieux nanar fauché des familles ou un jeu vidéo produit par Takeshi Kitano, mais bien de la merde sans intérêt, insipide, oubliable, chiante que les allemands savent si bien produire à destination de l’export sur les chaînes hertziennes le jeudi après-midi pour divertir les mères aux foyer et les retraités assoupis.

On sait d’ailleurs que sur l’échelle de la merde, là ou une mauvaise comédie peut atteindre des sommets, un mauvais mélodrame peut servir d’ascenseur spatial. Je ne trouve pas de métaphores adéquates pour un mauvais mélodrame remake d’un mauvais mélodrame japonais basé sur un (probablement) mauvais roman à l’eau de rose. Le film, d’une durée d’une heure trente cinq, m’est tombé des yeux au bout de 50 minutes, les haineux peuvent donc hainer sur le fait que je parle de ce que je ne connais pas.

DONC :

J'ai une tête de pénis. Ma copine a le cancer. LOL

Le titre international de ce truc est « My Girl and I ». En vérité, le titre le plus approprié serait « Les aventures du Poireau grimaçant ».

Mon visage quand.

L’histoire : Poireau (nom non contractuel), environ 25 ans, se rend à une réunion d’anciens élèves qui ont tous la particularité de jouer extrêmement mal (surtout le petit gros rigolo). Il est triste. Après quelques scènes aussi figuratives que sans intérêt (à part quelques vues sur la côte coréenne, c’est joli), nous sommes transporté dans le passé, à l’époque des beepers et de la dictature où l’on en apprend plus sur Poireau.
Poireau est tombé amoureux d’une fille, Plâtre (nom nom contractuel) qui a pour caractéristique principale d’avoir un masque de bois en guide de jeu d’actrice.

"J'ai le cancer du jeu d'actrice"

Leur histoire d’amour, particulièrement peu intense, est composée d’échanges de mots doux, de promenades, et de quelques gags indolents comme un fonctionnaire territorial écrasé par le soleil de Guyane à 14H00 en été (Plâtre bourrée, Poireau qui croit que son grand père est mort en fait non LOL, Petit Gros qui essaye de passer par la fenêtre d’un bus…). Un jour, Plâtre attrape le cancer du sang, et meurt (source : wikipedia). C’est bien triste. Dix ans plus tard, Plâtre est toujours dans le coeur de Poireau. Grimaces, plans au ralenti, gags abyssaux (Poireau a oublié son vélo ! Il revient le chercher comme si de rien n’était ! roflmao)

Poireau en pleine méditation

Des violons. Tellement de violons.
Merci, fansub, qu’est-ce que je regardais avant que tu ne sois là ? Je ne me souviens plus, mon cerveau a coulé par mes yeux, mais c’était sans doute de la merde.

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Une réflexion sur “My Girl and I – Mélancolie d’un Poireau

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