Le machin sur lequel je bosse ces jours-ci

Je travaille à mon futur prix Nobel de littérature, ne vous inquiétez pas. Inspiré par l’esprit du temps, je suis en train de travailler à une oeuvre chorale qui parle d’extraterrestres, de futur, de politique, de transhumanisme, de votes truqués, de Web Fermé, de pirates, de télépathie, de démocratie représentative et de révolution dans l’énergie.
OUI JE SAIS, TOUS LES TRUCS QUE J’ECRIS FINISSENT PAR ETRE DES DYSTOPIES AVEC DES EXTRATERRESTRES.

Extrait, puisque c’est le jour ou Zali L. Falcam raconte sa vie dont personne n’a rien à foutre. Il y a des TAS DE MALADRESSES ET C’EST TRES MAL ECRIT, parce que c’est un BROUILLON. Je suis un génie INCOMPRIS, maintenant ramène moi des images de SPIDER-MAN, Parker !

 « Pour la quatrième fois, elle tenta de joindre M.Nouvelle Scène Française, puis M.Salsa, puis d’autres. Elle alternait entre ceux qui avaient le même problème qu’elle et ceux qui ne répondaient pas. Elle commençait à avoir peur.

D’accord, l’opération avait raté. Ce n’était pas une raison pour un tel silence radio. M.Dancehall avait été limpide : le petit génie qui devait légèrement trafiquer le vote s’était dégonflé. Elle n’avait pas exactement compris ce qu’il en était. Il avait été question d’exploiter une faille dans l’algorithme de gestion des abstenions. Elle n’avait pas compris les détails, simplement que plus il y avait de votes, plus le risque était élevé de détection de la fraude. Et maintenant ? Personne n’allait lui dire quoi faire ?

Elle ne savait plus quoi faire et tournait en rond dans un salon attenant à la salle de conférence. La salle était presque vide, et ceux qui étaient là étaient assez fébriles, à peine concernés par le buffet pourtant généreux. Un jeune loup, assis sur un canapé rétro en skaï était en train de téléphoner à des conseillers en communication, leur enjoignant de pondre quelque chose de moins merdique. Un couple de militants parcourraient une feuille électronique branchée sur un journal Suisse, manifestement en désaccord sur l’interprétation à donner aux résultats partiels (la presse du monde entier les discutaient déjà, mais les médias White et Grey faisaient semblant de respecter le secret des urnes pour ne pas influencer les derniers électeurs). Une vieille fille, coupe de vin à la main, était rivée sur un écran où l’on diffusait un débat interminable entre Cahel et des sous-fifres. Le leader conservateur n’était pas avec ses militants, sans doute pour essayer, déjà, de commencer son impossible combat de rassemblement des français autour de sa bannière qui ne séduisait plus que les couches les plus aisées et les plus White de la société.

Miss Swing se sentait étouffer dans sa robe de soirée rouge trop près de la peau. Elle en avait assez de l’air en conserve, de l’attente, de cette ambiance de fin du monde… Elle retira ses talons hauts, et posa ses pieds sur le frais de la moquette bleue. Elle poussa la porte arrière du salon, direction le couloir qui menait aux coulisses, puis aux loges des responsables politiques en train d’être brieffés par leurs spin-doctors. C’était compliqué, de transformer cette défaite cinglante et annoncée, suivie de l’humiliation d’une coalition avec les néolibéraux qui serait sans doute suivie d’une défaite au second tour, en éclatante victoire.

Elle descendit un escalier. L’air, dehors, allait puer, comme d’habitude. Il y aurait trop de monde, des vapeurs d’essence, des policiers en armure, des cris, et l’obligation sans doute rapide de devoir passer un de ces étouffants masques anti-allergies. Le Paris de la Grande Dépression. Mais il fallait qu’elle sorte. Elle choisit le couloir qui menait vers la sortie la moins en vue, une sortie de personnel, celle des cuisiniers, des femmes de ménages, et de ceux qui ne voulaient pas être vus à cette soirée de malheur.

Un homme en costume sombre attendait près de la porte. Un agent de sécurité ? Ses chaussures à la main, elle le salua avec un sourire poli. Il lui répondit en lui barrant le passage, à quelques mètres de la sortie. Elle s’arrêta, se demandant si elle devait sortir sa carte d’identité, rebrousser chemin, dire quelque chose où partir. Finalement, l’homme, colossal, la laissa passer.

« Il faut que vous arrêtiez, Miss Swing. »

 Si le Grand Diwalî me donne la force de pondre autre chose demain, ça devrait être quelque chose sur les jeux-vidéos.

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