Vie Culturelle en la Noble Région Centre#2 : De la soul, du métal, du sang et des sapajous du GHETTO, Festival Mix-Terres à Blois.

Mix-Terres, c’est cool. J’y avais été l’an dernier un peu par hasard parce que pendant ce temps là au moins j’étais pas au bistro, et j’en avais un excellent souvenir. J’y avais vu un super spectacle de cirque africain avec des contorsionnistes en caoutchouc et un super concert en plein air de Watcha Clan, awesome à l’exception du public, mais toi même tu sais que le public de Blois, c’est ce qui se rapproche le plus du mort-vivant en France.

Alors j’y suis retourné cette année. J’ai donc retrouvé cette chouette ambiance de festival de Zup, avec tous les public possibles et imaginables mélangés, des primo-arrivants manifestement content de voir autre chose dans leur quartier (en pleine réhabilitation, bon) que des tours en béton et des engins de chantiers aux cadres sups/enseignants avec collier de barbe venus s’encanailler au stand merguez/Sologne Ambrée. C’est super œcuménique, on se croirait dans une pub pour des pulls tournée par Harlem Désir. Ça change de Nadine Morano, quoi. Bref.
Expédions déjà les points qui fâchent, avec les deux trois trucs que j’ai trouvé dommage :
-> Le stand de bouffe, complètement débordé et submergé par une foule compacte et désorganisée. Pas glop les 20 minutes pour trois tapas (par ailleurs excellents).
-> Les concerts payants sont désormais dans une salle fermée (bah ouais, l’espace Georges Semprun, maintenant, faut le rentabiliser). Donc y’a la températuwe. Et puis bah du coup y’a un nombre de place limitées, donc faut réserver etc. C’est moins convivial.
-> Les bébés-racailles qui viennent te faire chier toutes les trois secondes pour te piquer ton verre pour récupérer l’euro de consigne, à un moment donné, ça pète les couilles et ça fait un peu tache dans le festoche bon enfant-bisounous-multicolore. Comme je suis civilisé, j’ai pris la situation avec flegme, mais bon.

On a bouffé dans l’herbe, devant une foule qui regardait un spectacle de danse ou quelque chose comme ça, puis direction les deux concerts qu’on était venus voir, pour huit euros c’est pas chier ma bonne dame.

Sandra Nkake

Alors bon. C’est de la soul, avec la chanteuse la plus charismatique jamais, mais c’est pas juste de la soul. C’est nul, la soul tout seul. C’est de la putain de SOUL-ROCK, voire même de la SOUL-METAL. Et ça, vous me connaissez, ça ne peut que me parler. 1h15 de show de taré, de groove endiablé, une reprise de Killing in the Name, un groupe super au point même si le clavier ressemble à Moby, et un flutiste qui était à deux doigts de me convaincre que cet instrument sert à autre chose qu’à serrer des meufs plus riches que les meufs qui aiment la guitare. CA DECHIRAIT SA MERE. Le public était heureux.

El Hijo de la Cumbia

El bandoneon de pepito tacos. HAHAHA LOL. Tiens, une citation de je sais plus quel écrivain « les argentins sont des italiens qui parlent espagnol et se prennent pour des français ».

La Cumbia, c’est sympa. C’est de la musique à faire se foutre en l’air l’électeur moyen du FN : 33% noir, 33% indien, 33% blanc, et ça ressemble à de la musique de guinguette. J’y connais pas grand chose, mais j’aime bien.
El Hijo de la Cumbia, c’est de la Cumbia Electro, avec doncque un Dj, une chanteuse refaite de partout mais bien mignonne quand même et un musicien rasta d’instruments franchouillards latinisés. Après un début un peu mou, ça s’est assez vite enflammé. Comme je sais que vous ne lisez mes articles que pour que j’y parle de trucs awkwards, il y avait juste à côté de nous une fille avec des seins comme des pastèques qui avait rangé son verre de bière dans son décolleté pour danser. SCIENCE, tout ça.
333° Celsius dans la salle obligent, je me suis mis à pisser le sang du nez comme un porc dans un pogo vers le milieu du concert. Le reste de la soirée a essentiellement été consacré à vider mon nez ensanglanté dans du PQ.
Le lendemain, on a croisé El Hijo de la Cumbia à la gare de Blois. Moi qui pensais que tous les artistes volaient dans des air force one en or massif.

J’ai jamais dit que je savais prendre des photos.
Et je suis même pas payé, malgré tous les périls que j’affronte pour vous écrire toutes ces conneries.

Donc, voilà, Mix Terres, quasi sans faute, merci à la Maison de Bégon, ça dépote comme d’habitude.

Le lendemain, je voulais y retourner pour vois Boban, et puis en fait j’étais cramé, et puis j’ai été à Chailles pour regarder une fille se faire peindre les cheveux en violet.

Pour un million d’euro de dons au Lancer de Galaxie de Dentifrice, j’enlève le cadre. J’accepte le paypal.

 

 

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