Elfie Hopkins, Cannibal Hunter : Jambon Fumé.

Voilà un film que vous n’avez pas vu. Si, si, ne niez pas, vous ne l’avez pas vu. Pas sorti en France, même en DVD, étrillé par la critique à sa sortie, avec un budget en bois et sorti en face de Avengers, Battleship ou The Cabin in The Wood, une semaine après Titanic 3D, il y avait comment dire… Un contexte assez défavorable au triomphe d’un Stoner Movie de cannibales situé dans la campagne anglaise.

Par bonheur, un Chevalier Blanc se lève avec force et honneur pour secourir ce film menacé de sombrer dans le néant des bacs DVD à 1€ chez Tepco. C’est moi, Zali L. Falcam (ton voisin amical).

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Film plein de promesse, pas vrai ?

Posons assez vite le cast : Elfie Hopkins est un projet de Ryan Andrews. Ce type a beau avoir le blase inversé d’un célèbre objectiviste d’aquarium, ses réalisations sont moins spectaculaire que les pavés d’Ayn Rand. Deux trois navets, et des tas de cachetons dans divers boulot du cinéma UK depuis une dizaine d’année. Dans le rôle titre d’Elfie, une Jaime Winstone plutôt bankable dans le circuit de la seconde zone, qui fait partie de ces « gueules » qu’on a l’impression de voir dans tous les trucs tournés en la perfide Albion, et, en sidekick, Aneurin Barnard, qui a un nom a coucher dehors, la gueule de Harry Potter fusionné avec Robert Pattinson, et qui joue Richard III dans une série anglaise que je verrais jamais. Le reste est du même tonneau : des seconds couteaux pas déshonorants, mais rien qui fera bouger une masse de spectateurs sur le nom d’un bonhomme. Enfin, si, y’a Rupper Evans, mais il joue comme une patate et je l’aime pas trop.

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De la bonne lol en perspective, hein.

Elfie Hopkins : Cannibal Hunter se situe quelque part au fin fond de la campagne anglaise, vous savez, là ou tous le monde parle avec un accent de plouc qui mange des lettres un peu comme pacman gobe des cerises en pixel. Apprentie Détective complètement défoncée à la mauvaise beue du matin au soir, Elfie erre dans une vieille traction avant habillée comme john Lennon et écoutant du grunge. Elle traîne plus ou moins avec un nerd amoureux d’elle, et ils foutent rien parce que Demain c’Est Trop Tard et tout ça. Et niveau des enquêtes policières, c’est bien entendu pas la joie.

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Le film aligne quelques tronches un peu savoureuse, mais ne joue pas assez la Carte des Ploucs.

Un jour, une famille bizarre, genre Famille Addams avec un poil de Tim Burton, s’installe dans la barraque à côté de chez Elfie. Les voisins sont riches, polis, mystérieux et manifestement oisifs, avec un penchant pour la chasse. Là, si vous avez déjà lu le titre du film et vu le moindre truc horrifique dans votre vie, vous avez capté 99% du reste de la peloche : la Famille est composée de cannibales, et Hopkins et son Pote sont seuls contre tous pour arriver à leur faire tomber le masque. Pour le coup, le film se déroule avec un classicisme plein de candeur. De A à Z, tous les passages attendus sont là, y compris la bonne grosse boucherie finale, loin d’être avare en sang projeté dans tous les sens avec une bonne humeur très british.

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La famille cannibale. Vue et revue, mais whatever.

Elfie Hopkins n’est clairement pas un bon film. Pour autant, les critiques ultra agressives qu’il a reçu à sa sortie sont très loin d’être justifiées. Parce qu’Elfie Hopkins a du charme, et parfois même un peu de chien. Toute l’équipe sait qu’elle a un travail pas très reluisant à accomplir, mais tout le monde fait le job le mieux possible. Si tout le monde en faisait autant au lieu de faire des merdes prétentieuses comme The Fountain ou j’sais pas quoi, on aurait déjà la paix dans le Monde.
Sans faute majeure de réalisation, bien équilibré, interprété honorablement par ses acteurs, assez généreux dans sa manière de montrer des héros fucked up contre des cannibales encore plus dinguos, avec un dénouement plutôt bien troussé, Elfie Hopkins se regarde avec le même plaisir qu’on mange une tablette de chocolat pâtissier un soir d’hiver quand y’a rien d’autre et qu’on a pas envie de faire les courses. Rien de mémorable, mais une envie de bouffer un carré de plus. C’est trop demander d’avoir un peu d’amour pour ce genre d’honnêtes merdouilles, public ingrat ?

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Jaime Winstone est relativement habituée à ce genre de rôles. Elle cachetonne très honorablement dans celui de la détective foncedé obligée de lancer un redneck rampage imprivisé.

Ce film souffre hélas d’un défaut ou doivent sombrer des millions de films complètement oubliés : trop gros et bien réalisé pour être un nanar, trop petit pour faire face à un film d’horreur à gros budget, Elfie Hopkins est complètement désarmée hors du circuit pour lequel elle a été pensée : les fins de nuit sur les chaînes de cinéma fantastique d’un bouquet cinéma peu regardant sur les contenus. C’est un peu dommage, mais espérons que ça et là, des tas d’autres Chevaliers Blancs sont en train de monter au créneau pour défendre ces films qui, disons-le tout net, sont vachement plus fun à regarder que Avengers, Battleship, The Cabin In The Woods et Titanic 3D. Ne serait-ce parce qu’aucun de ces films ne montre des post-ado en slip en train de fumer des gros joints pour avoir des idées géniales sur la manière de vaincre leurs voisin cannibales.

5
Jumeaux_Incestueux_Medieval_Anglais. Mais je pensais vraiment que c’était la saison 5 de Games of Thrones uguu
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