Pourquoi la nouvelle génération de console est malade, et comment ne pas y remédier parce qu’on s’en fout.

(vous avez cliqué juste à cause du titre, questionnez vos rapports au médias, douchebags)

Cet article ne prétend pas analyser le marché, ni dire comment il faut claquer ou pas son fric en Jeu Vidéo. Même si, bien entendu, j’ai raison.

J’ai toujours été un  très gros joueur. Je peux citer au moins 10 jeux auxquels j’ai joué plus de 500 heures (aucun n’est un MMORPG), j’ai possédé la plupart des consoles de la plupart des générations depuis la NES, et le nombre de jeux auxquels j’ai joué se chiffre en centaines. L’Etat actuel de mes stocks est le suivant :

– Un compte Steam comportant environ 250 jeux (j’ai joué à plus du deux-tiers. J’en ai beaucoup parce que j’ai acheté pas mal de truc en « bundle » lors de promo et qu’il y a pas mal de drouille dedans). Je vais y revenir un peu plus tard.

De la drouille.

Au passage : ma règle d’Or : toujours avoir plus de jeux faits que de jeux à faire. Ca m’oblige à ne pas acheter de trucs compulsivement comme un rat drogué au babibel.

– Une PS2 (ma troisième, merci Sony) . Quand la génération 360 PS3 est sortie, je mangeais du chiendent, les consoles étaient très chères, et j’avais une pile de RPG pour Weeabo à finir. Ma Ps2 n’est plus très utilisée (surtout depuis que la puce pour lire les jeux imports a cramé), mais il me reste quelques bidules à faire dessus. Persona 4, pour ne pas le nommer (je grille un peu la suite de l’article en vous répondant d’avance : oui, je pourrais aussi acheter une PS Vita)

La meilleure ludothèque de tous les temps, avec des titres parfois aussi obscurs que géniaux.

– Une Xbox 360, qui a été assez largement utilisée. Je l’ai achetée en 2008, en occase avec une dizaine de jeux. Si elle m’a fait passer quelques très bons moments (Mass Effect, Lost Odyssey, GTA IV, Deadrising, Bayonetta) elle aura été clairement la console dont les licences exclusives et le catalogue général m’aura le moins emballé de toutes les consoles mainstream de ma vie. Plein de jeux sympa, pas mal de bons souvenirs, mais l’impression continue d’assister à la très longue et lente agonie des jeux japonais, cédant le pas à tout un tas de trucs tout aussi sympas, mais qui reflétaient moins mon expérience de joueur. Et puis, ça restera la génération des jeux à 70 boules, donc la génération ou il n’a pas été question une seconde que j’achète un jeu neuf. EDIT : et Microsoft qui menace sans arrêt de me désactiver mon compte parce que je refuse de filer mon N° de téléphone perso, ça fout une sacrée tannée au côté plug&play…

REVIENS JAPON, NE ME LAISSE PAS SEUL AVEC GEARS OF WAR.

– Une Wii, achetée tardivement. Si on met de côté les jeux rigolols à faire entre copains du genre Rayman contre les lagomorphes facétieux, j’aurais joué à assez peu de trucs dessus, mais ces trucs étaient quasiment à chaque fois des bombes atomiques (Xenoblade Chronicles, Donkey Kong Country Returns, Super Mario Galaxy, No More Heroes 1 et 2, pour ne citer que ceux-là). J’ai un assez grand respect pour cette console. Elle a l’image d’une console de gamins et de famille Benetton faisant les cons dans leurs salons, mais ça a été le refuge de tout un tas d’excellents styles de jeux (à commencer par la Plate-forme) boudés par des machins qui débitaient du Warfighter : Battlefield of Honor à tout de bras. Vaut mieux avoir 15 excellents jeux que 500 moyens, merde.

Nintendo est à peu près le seul constructeur à ne pas voir le joueur comme un boloss post-pubère et à aussi considérer le jeu comme une activité familiale et/ou compatible avec les enfants. (in b4 skylanders)

– Une DS achetée vers 2006. La console qui a eu les meilleurs RPG de sa génération (oui, d’accord, dont beaucoup de remakes…), et qui m’a appris à aimer les Visual Novel. Pour faire un peu de name dropping dans ces deux domaines, citons Radiant Historia, Flower Sund and Rain, les 4 Ace Attorney, 999… On pourrait ajouter un excellent Mario, deux CastlePUTAINDEvania, Elite Beat Agent, de super portages de divers Final Fantasy, l’invraisemblablement bon Ghost Trick, et je pourrais continuer longtemps. Bien sûr, c’était aussi la console des gamins neuneus, des jeux pour vieilles personnes et de la merde déversée par parquet de mille en tête de gondole, mais c’était aussi le catalogue contenant le plus de bons jeux, period.

C’est fou, mais j’ai jamais été un gros Nintendofan. C’est juste que la nature a horreur du vide.

Mon Bébé
La DS, c’était aussi ça.

– Bien que n’ayant pas de mulette, pas d’abonnement à aucune tribune de football, et aucun prénom à consonance américaine mais à orthographe française comme Djordanne ou Kayvinne, Je possède enfin une PSP, et une petite collection de trucs sympa dessus. Bonne machine pour qui aime les remakes de Square Enix (on signalera un démentiel Tactics Ogre dessus), elle était un peu prisonnière de son image de console sans jeux pour beauf. Malgré tout, des petites merveilles comme Valkyria Profile ou Loco Roco m’ont joyeusement accompagnés lors de long trajets en métro. J’ai de l’affection pour cette petite chose. A part les gens qui ont un lingot de merde dans un oeil et un lingot de mauvaise foi dans l’autre, c’est quand même dur de dire que la ludothèque de la PSP est vraiment vide. Je sais, si on enlève poratges et remake, ça fait pitié. Et alors ? Y’a des gens qui veulent jouer légalement à Tales of Eternia, alors ta gueule.

Toi, une PSP, une salle obscure et 50H. C’est un ordre.

Vous aurez compris que mis à part les deux consoles Nintendo, excellant chacun dans un ou deux domaines précis, c’est un peu (AMHA) la « génération 12/20 ». Mention Passable, ça fait le job, sans plus. Pas de quoi #Yolo toute la nuit, comme disent les jeunes.

Il faut maintenant revenir sur cette histoire de compte Steam.

En 2010, je vivais dans un petit appartement parisien avec muh waifuh, sans trop de place pour stocker mes trucs (tous les détails et bien plus encore dans un super livre qui sort dans un mois). Comme je commençais à avoir un peu d’argent (un salaire qui décollait un peu du SMIC), j’ai décidé de me mettre en cohérence avec mes principes et arrêter de pirater à tout va. J’avais piraté Amnesia : The Dark Descent et Fallout : new Vegas, deux titres dont j’espère ne pas avoir à vous faire l’article tant ils sont exceptionnels. Je me suis dit qu’il était temps de les acheter. J’ai donc créé un compte Steam pour acheter FNV sans avoir à stocker le boîtier (j’a acheté Amnesia directement sur le site de l’éditeur, je crois).
Et là je me suis rendu compte que vu mon mode de consommation des jeux (vous aurez compris : en général plusieurs semestres après leur sortie), et malgré le côté infiniment douteux du modèle de Steam (je suis cadre dans le domaine des NTIC, donc je sais ce que ça implique de lancer tout un tas de données personnelles dans un serveur distant pour avoir des licences de location bla blabla, merci), c’était exactement ce qui me manquait dans ma pratique de gros joueur :
Des jeux pas très cher grâce au côté « foire à la saucisse » permanent. Malgré le côté absurde et marchand de poisson, la bibliothèque Steam fait tourner des promos de tout un tas de jeux vachement bien, mais que j’aurais jamais eu le réflexe de toucher sans ça (comme si je voulais foutre plus de 5€ dans un truc comme The Witcher, srsmnt).

Jouez-y et trouvez ça formidable, sinon vous êtes morts pour moi et ça serait bête, quand même.

Mon budget Jeux Vidéo n’a pas spécialement augmenté. Allez, à la louche, il devait être de 100€/an quand j’étais pauvre. Il doit être de 250€/an aujourd’hui, alors que mes revenus ont triplés par rapport à 2007 (mon reste à vivre, quand à lui, est environ 15 fois supérieur). Et là-dedans, je compte aussi les « jeux du ménage » achetés pour mon épouse ou pour jouer en couple. Sans parler des Bromances.

Cette génération a été celle de l’explosion du modèle « jeu indépendant » (qui, comme dans la musique, sert à désigner à peu près tout et n’importe quoi). Ce plaisir que j’ai eu du mal à trouver sur console hors de mes habituelles niches de coubarbu, il m’a été injecté à haute dose par Avadon, Limbo, The Walking Dead, les DLC de New Vegas, Anodyne, FTL, The Bindong of Isaac, Fly’n et j’en passe. J’ai filé mon fric à tout un tas de nouvelles personnes qui m’ont apporté tout un tas de nouvelles expériences de jeu. Bien sûr, je me rends compte que mon consentement a passer à la caisse a un seuil bien plus bas qu’avant (à 10€, un jeu me semble maintenant maintenant relativement cher). Ca alimente un cercle déflationniste, et mes vagues notions d’économie me sussurent que c’est pas bien. N’empêche que je préfère claquer 3×7€ dans des petits jeux sympa que 30€ dans un AAA décevant.

Même quand c’est pas « vraiment » des jeux.

Et je me retrouve donc à jouer beaucoup plus sur PC que sur Console. Hors de la niche des 4X et des Jeux ou on incarne un pays qui se fait sans arrêt envahir par les Suédois et les Allemands, c’était tout à fait inenvisageable il y a 5 ans, et me voila avec mes 25 jeux sur Xbox et mes 250 jeux sur PC. Y’en a un qui a répondu à mes envies, pas l’autre (mais je pense pas représenter la majorité braillarde du marché, ou alors, le marketting qui fait de Forza Motorsport sa killer app est vraiment, vraiment à côté de la plaque).

Bon. Là-dessus, la nouvelle génération finit de se mettre en place. Oublions les outsiders, les tablettes et les téléphones parce que j’y connais rien (et comme je suis une vieille merde, j’ai pas envie de m’y mettre, pas la peine de me dire que vous avez téléchargé une super version du solitaire en 3D sur votre i-poop). On a donc : une 3DS, une PS Vita-has-no-games-lawl, La One, la PS4 et la WiiU-has-no-gaems-lulz. Le demi-quart de molle que j’ai eue quand Nintendo a sorti ses machines est assez révélateur de la distance que j’ai été amené à prendre au fur et à mesure de l’évolution des marchés console. Mais c’était cher, et c’était pas un super line up de lancement, et j’avais encore une grosse partie du catalogue à faire. Puis la PS Vita est arrivée, mais franchement, qu’est-ce que vous vouliez que j’en attende ? Comme j’ai dit, j’aime bien ma PSP, mais bon, je me touche pas avec des photos de Natan Drake ou de Cratos, quoi. Pareil, le line-up de lancement à base de Gravity truc, je crois pas que c’est à moi qu’on parle.

Pour être clair, je suis (supposément) la cible marketting-type de sony et Nintendo. Autour de 30 ans (donc pouvoir d’achat, tout ça), blanc, masculin, presque-cis (quoi que ça puisse bien vouloir dire), ayant grandi en appréciant le côté « plus&play » des consoles. Au passage, Microsoft (et la concurrence dans une moindre mesure) ont bien insisté pour me faire comprendre qu’on allait me péter les couilles à coup de jeux en kit, de connexion obligatoire, d’hostilité à l’encontre de l’occase, de Kinect, et de tout un tas de trucs qui m’emmerde parce que moi tout ce que je veux, c’est des bons jeux et une manette.

JOSSOCO CHOBO

En guise de cible marketting-type, voilà donc le line up qu’on me sert chez Crosoft :
– Des jeux déjà sortis sur cette génération ou sur PC (pour moins cher) : AC IV, Battlefield, Diablo III (sérieusement ?)…
– Des jeux de Sport, des jeux de sport partout. Dont du golf, du foot americain et de la danse.
– Du Kinect partout MAIS ARRETEZ AVEC CA PERSONNE EN A RIEN A SECOUER DU KINECT. Arrêtez, pitié, vous êtes ridicules, descendez de cette table, je vous appelle un taxi, on en reparle plus, on en rigolera dans quelques années.
– Dead Rising 3 (le seul truc qui évoque de loin ce qui a pu me plaire dans les jeux de la précédente Xbox). Mouof.
Voilà donc ce qui est supposé me faire dépenser 570€ (parce que j’aime bien les consoles avec un jeu). Sur tout ce qui est annoncé en développement, à peine 4 jeux arrivent à me faire lever un sourcil, et encore. Metal Gear V, Mirror’s Edge 2 (insinuant qu’il va sortir), Watch Dogs, FFXV (insinuant que ça ne sera pas une énorme pantalonnade). J’ai l’impression tristounette qu’on m’a oublié sur le bord de la route.

Du côté de la PS4, le constat est pas beaucoup plus brillant :
-> Quasiment toutes ces mêmes merdes à base de basketteurs fidèlement modélisés.
-> Tout un tas de nouvelles franchises qui puent la défaite (et qui sentent la saucisse).
-> AUCUN, PUTAIN, DE, RPG.
Les constructeurs ont leurs raisons. Leurs objectifs. C’est juste que j’y suis pas, plus. Qu’on me pousse à aller voir ailleurs, parce que j’aime toujours autant les jeux-vidéo, mais qu’on a oublié de me servir le pain que j’aimais dans les restaus ou j’allais avant. C’est pour ça que Gaben a mangé tous les joueurs comme moi, qui cumulent un manque d’envie de payer 70€ avec un tas de goûts bizarres impliquant des gameplays oubliés.

C’est à ça que jouait papy. Il fallait sauter sur des trucs.

C’est normal, et ça ne me rend pas du tout amer, mais comme 60% de la population joue régulièrement, il est normal que les grosses machines à fric se recentrent sur ce public de masse qui, dans la tête du marketteux (a tort ou a raison) veut du foot, de la guerre bien virile et des bagnoles. La promo des consoles vise si ostensiblement les post-ados omega à petites bites que ça en devient ridicule.
Ca me donne juste vaguement envie de trouver une petite PS3 pas cher pour profiter de ses quelques exclus sympa type Last of Us, MGS 4 et heu… Disgaea 3, j’imagine. Parce que le mec d’Uncharted a pas un assez joli cul et celui de Killzone pas un assez beau scénario pour que ma carte bleue frétille.

Alors voilà.
Est-il temps de passer à la caisse ? On m’aurait dit il y a cinq ans que j’allais faire le classement suivant avec cet ordre là, j’aurais éclaté de rire et écrit un article d’insule envers la personne qui m’aurait tenu ces propos.

(VOICI LE CLASSEMENT DES CONSOLES DE NOUVELLE GENERATION PAR ZALI L. FALCAM, TON GURU PRESCRIPTEUR EN MATIÈRE DE JEUX ELECTRONIQUES)

La première console de cette génération que je vais acheter est très ostensiblement la 2DS. Parce qu’elle est pas chère, moins qu’à sa sortie, qu’on peut très bien se passer de cette putain de 3D. Et parce que son catalogue commence enfin à ne plus ressembler à une blagounette. Parce que Zelda, Mario et Ace Atorney. Parce que Shin Megami Tensei et Zero Escape. La dernière console à avoir un catalogue japonais, peut-être, mais je vais pas bouder mon plaisir à 120€ la bête.

Et puis, à mon ébahissement absolu, en seconde position, la console qui commence un peu à me faire envie, celle qui a sans doute eu le démarrage le plus comique de toute l’Histoire, la WiiU. Parce que les vieilles licences merdiques de Nintendo me tapent les côtes en me disant « Hey. Tu trouves qu’on te prend pour un con à côté ? Alors viens, j’ai toujours une tranche de Mario pour toi.Et puis heu… J’ai Zombi U. Et tu sais heu… Rayman, il est vachement mieux chez moi. ». J’essaye de pas écouter tout ça, mais voilà, quelqu’un a murmuré Bayonetta 2, et soudain vos gueule j’ai adoré Bayonetta, Bayonetta c’est génial, c’est le meilleur DMC-like de tous les temps.

Cherchez pas, j’aime tous les (deux) jeux ou on surfe sur des missiles.

Avec des yeux qui roulent comme si j’avais pris du speed mélangé à du slow (je suis désolé je ne sais pas très bien la drogue), je me rends compte que mon troisième choix se porterait probablement sur la Vita. On a beau se moquer de la Vita avec encore plus de force que de sa mamie la PSP (la mère handicapée étant la PSP Go, bien sûr), elle commence étrangement à avoir un catalogue pas si dégueu que ça, a base de tout un tas de portages de la PS3 qui me permettraient de ne pas avoir à en acheter une et à me demander ou je pourrais bien la brancher. Vous verriez le bordel derrière ma télé, vous auriez honte pour moi.

Eh merde, c’est à peu près tout. J’ai beau me repasser en boucle tous les titres à venir des deux mastodontes, je vois franchement pas pourquoi je lâcherais un demi smic là-dedans. Allez vous faire foutre avec vos jeux de guerre écrit par des républicains attardés, vos jeux de Sport qui m’indiffèrent et vos quelques trucs vaguement catchy qui seront de toutes façons a 15€ sur Steam dans 6 mois. N’étant pas vraiment partisan de l’urgence d’acheter (j’ai pas le temps de jouer tous les jours, de toutes façons) pourquoi je day-one-buyerait ? Le pire, c’est que je suis à peu près certain que dans quelques mois, je soutiendrais exactement le même raisonnement. Le marketting a décidé que j’étais vieux et en dehors du Zeitgeist pile au moment ou je commence à avoir les moyens de pisser de l’argent dans sa direction.

Mwo. Aucun rapport.

Peut-être que c’est juste que je suis devenu un vieux connard élitiste, accroché à des styles de jeux devenus minoritaires. Le Jeu d’aventure, apanage de studios allemands étranges. Le RPG narratif n’impliquant ni réflexes ni QTE ni Low Fantasy épongeant plus ou moins Toklien, genre déclinant dans un pays déclinant. Le jeu indé, qui a certes explosé, mais qui reste et restera très loin d’atteindre des succès commerciaux comparables à l’andouillette 3A lambda.

Les jeux Daedalic : des femmes fortes, un amour de l’écologie et des choses bien rangées, pas d’enfants. CURRYWURST !

J’ai l’air de me plaindre de la situation actuelle. C’est absolument pas le cas. Il y a le consommateur et le citoyen, pas vrai ? Prenons la littérature. Bien sûr qu’en tant que Citoyen, je préférerais que soient mis en avant dans l’espace public et commercial autre chose que Musso, Levy, Werber et compagnie. Par contre, en tant que consommateur, ça ne m’a jamais empêché de lire environ 100 bouquins par an provenant de tout un tas d’éditeurs assez chouettes. Mon expérience de la littérature est différente et minoritaire (par rapport au lecteur de Gavalda, qui fait bien ce qu’il veut), mais la volonté d’être majoritaire, c’est un truc de dominé. Quand je conseille un bouquin à mes amis, c’est à mes amis que je le conseille, pas à la Terre entière. Si la Terre entière veut lire des chansons paillardes sculptées dans de la merde, c’est bien son problème. Le Citoyen me giffle un peu, et me dit que blablabla, c’est à cause de ça que les petits éditeurs peinent à survivre. Bien sûr, mais TA GUEULE LE CITOYEN, JE FOUS PLEIN D’ARGENT EN L’AIR POUR ACHETER LES BOUQUINS QUE J’AIME. Il en va de même de milieux encore plus concentrés comme le cinéma. Si tout le monde veut aller voir Taxi VIII, tant que ne me l’impose pas, je m’en fous.
Économiquement de gauche, libertarien pour les moeurs, je suis bien emmerdé à chaque élection, vous vous rendez bien compte. La version soviétique de Ron Swanson, le côté viril en moins..

Ce n’est pas méprisant envers la production mainstream. J’ai adoré Populaire, Pacific Rim, Intouchables et quelques (vieux) bouquins de Werber. Et en Jeux Vidéo, j’ai pu citer, comme vous le vîtes, pas mal de titres parfaitement rentables et pétés de fric comme GTA IV, DK Country Returns, les trois Mass Effect. Alors le Citoyen déplore de voir un milliard de Battlewar : Scripts on Kaboul chaque année truster les ventes avec la force de mille poings de l’étoile du nord alors que chacun sait que tout votre argent devrait être réservé au prochain jeu de Phil Fish. Par contre, le consommateur n’a pas grand chose à se repprocher. A part engraisser une plate-forme de distribution digitale de licences blablabla. Vous viendrez m’en reparler quand vous n’utiliserez plus aucun produit Google ou Apple.

😀

On vit un âge d’Or du jeu Vidéo. Et c’est normal, c’est le seul domaine culturel encore capable de gagner des parts de marché dans la population (60% de joueurs, c’est encore presque la moitié de l’Humanité à attraper). La dématérialisation, mise en place tôt et efficacement, apporte un fric fou dans les circuits en réduisant les coûts liés à la distribution (je me doute que si vous bossez à la FNAC, vous avez envie de me buter. Voyez peut-être ça avec les fonds de pension qui gèrent votre intéressement, hein. Encore une fois, moi, je soutiens le commerce local). J’imagine que c’est parfois dans la nature humaine d’être le premier à acheter un truc que tout le monde veut. Que ça soit lié à mon éducation, à une forme de pingrerie, ou simplement à un kiff perso, je ne débourserai vraisemblablement jamais 70 boules dans un truc qui implique de tirer dans un tas de chinois parce que l’Amérique est en danger. Et je ne mettrais (plus) 400 ou 500€ dans une console qui affiche envers moi un mépris serein.

Si Microsoft et Sony ne veulent pas de mon fric, je ne vais pas les forcer. Les geignards n’ont juste pas fait l’effort d’essayer de jouer autrement. J’veux dire, même hors Steam, c’est pas comme s’ils avaient pas le choix entre les Bundles, Desura, GoG, la scène amateur, le homebrew, l’émulation. Tu veux passer du temps de qualité en jouant, tu n’as jamais eu autant de possibilités que maintenant (déjà parce que bon, tu peux quand même jouer à tout ce qui est déjà sorti, ne prétend pas que tu as joué à tout, sale menteur prétentieux).

Donc, ils ne veulent pas trop de mes sous.
Ça ne m’empêchera pas de jouer comme un porc à une centaine de jeux par an au lieu de faire mes devoirs.

Et je dois dire
Fuck Yea Video Games
Et a très bientôt.

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