36 15 Falcam

Nous sommes fin juin, ou début juillet 2001. Je ne sais plus la date exacte, dans ces eaux-là. J’ai L’internet par cable et un graveur de CD, ce qui me place dans une sorte de noblesse informatique lycéennes. En d’autre termes : on vient me parler pour que je copie des trucs, et; avec des amis, on regarde des animés chez moi, parce que c’est pas trop compliqué pour moi de les télécharger.

Je viens de passer mon bac anticipé de français, de math et de sciences. Mais, bien entendu, le site de l’académie est complètement saturé. Alors, avec un émulateur de Minitel, j’ai regardé les résultats. Etrangement, je me suis planté en français et j’ai déchiré en maths.

C’était la dernière fois, pour autant que je me souvienne, que j’ai utilisé l’émulateur de Minitel. Pas très longtemps après, le cable a été “débridé” (parce qu’avant, au-delà de 500Mo d’émission par mois, on pouvait encore recevoir une facture du tonnerre, pas cool quand pour Battle Net, et il fallait apprendre à brider ses émissions sur Edonkey). Puis, vers 2003, nous avons eu l’ADSL.

C'était cool en 2001. Les années 2000 étaient celles qui ont succédé aux années 90.
C’était cool en 2001. Les années 2000 étaient celles qui ont succédé aux années 90.

Si on remonte encore un peu plus loin, jusqu’en septembre 1998, on me trouve à une table défoncée d’une classe de seconde minable, en train de décrocher en maths dans les grandes largeurs. 14 de moyenne partout, mais 2 en maths. A ma décharge, la prof est une sale conne, et mon prof de troisième était un gogol dépressif.

Vraiment une sale conne. Le genre à te lancer ta copie à la gueule en te disant que tu “finiras balayeur”. Connasse.

Je ne comprend rien au cours, et je m’ennuie dans cette classe ou je déteste cordialement tout le monde, sauf les débiles avec qui je traîne. Et sauf une fille à qui j’aurais du dire ce que je ressentais au lieu de faire le malin. Malgré ma gueule de calculatrice programmable, ma coupe au bol, mes lunettes de Harry Potter, mes Joggings Champions USA ne me laissaient qu’1% ou 2% de chances de lui rouler des pelles. Si mes compétences de stalking fonctionnent toujours aussi bien que je le crois, je crois que une fille est désormais sage-femme à Arcachon, élève des chiens et a l’air très heureuse. Pas comme une autre fille que j’aimais bien aussi et qu’il me semble avoir spotté sur une liste FN en 2008.

Hey les Turbokidz, c'étaient les autoroutes de l'information du passé ! Wou-hou Giga village global !
Hey les Turbokidz, c’étaient les autoroutes de l’information du passé ! Wou-hou Giga village global !

Donc, je m’ennuie en cours de maths, et, chaque mardi matin, je me rassois à la même table, parce que j’y correspond avec un feutre indélébile avec un mec de première qui, comme moi, est fan d’animation japonaise (pour rappel : en 1998, vous pouviez vous faire tabasser pour ça. Par les mêmes sales crevards qui essayent de chopper habillés en Naruto à la Japan maintenant.). Nous avons échangé des messages sur cette table pendant des mois et des mois, sans jamais nous voir, à parler des VHS qu’on achetait, dans le même magasin, le seul qui vendait de l’animation japonaise à Metz, à 129Fr les 3 épisodes de Slayers.

Entouré de fans de foots débiles, avec mes vrais potes dans d’autres classes ou d’autres collèges, trop empêtré dans ma propre bouche pour seulement envisager de parler à une fille (l’humour ne compte pas, les filles maquées ne comptent pas), l’année de seconde n’était pas très très bien.

Grace au Type de la Table, c’était quand même plus cool. J’ai probablement ressenti une forme d’amour épistolaire pour cette personne, dont je ne me rappelle pas grand chose.

J’ai eu Internet peu après.

INTERNET !

Si un jour le Gars de la table tombe là-dessus.
Si un jour le Gars de la table tombe là-dessus.

Internet a immédiatement changé ma vie. Pas par étapes, pas graduellement. Internet ne s’est pas infiltré dans ma vie par petites touches. Internet était ce que j’attendais, alors je me suis jeté dedans, je m’y suis vautré, j’en ai mangé, remangé, jusqu’à l’overdose, n’étant frustré que par les lamentables limitations technico-tarifaire des années 90.

Mes années 1999 et 2000 ont été UN MILLION DE FOIS MIEUX que mon année de seconde, et c’est uniquement grâce à Internet. Je me faisais toujours autant chier en cours, vivant sur mes acquis en roue libre absolue, mais ça n’avait aucune espèce d’importance.

Il ne faut pas m’imaginer comme un gros nerd reclus en train de faire snort snort devant des images de Dolly Golden. En fait, je passais assez peu de temps sur le net. J’avais un petit groupe d’amis que je voyais beaucoup, j’ai eu une copine à l’âge moyen d’obtention d’une copine, je sortais pas mal. C’est juste que, soyons sérieux, à l’exception de ceux qui me lisent encore, vous n’étiez pas des gens très intéressants à mes yeux.

Autour de moi, très peu de gens écrivaient, presque aucun ne lisait les mêmes choses que moi, les gens regardaient Charmed. CHARMED ! Alors que je regardais encore et encore mes VHS de Sliders. Et que j’ai vu l’arrivée de Serial Experiment Lain dans ma vie comme une sorte d’orgasme cérébral presque aussi violent qu’un vrai, sans avoir à changer les draps.

Oui, je suis arrogant. Permettez-moi de l’être puisque, depuis l’époque ou on me traitait de trisomique parce que j’avais un T-shirt Mario, de l’eau a coulé sous les ponts et que vous regardez tous Game of Thrones maintenant. (oui, oui, rassurez-vous, vous êtes Geek. Vous portez des lunettes, vous avez piraté le dernier épisode de How I Met ou on apprend que Ted a attendu que sa femme meure du cancer pour se taper Robin, vous avez acheté Wii Party U).

Bref. Votre première cuite, vos techniques pour fumer dans la cour sans que le CPE ne vous gaule ou ce que vous pensiez du premier album de Britney Spears, je me les foutais un peu au cul. Parce que j’avais Internet.

Comme je pouvais y trouver à peu près tout ce que le reste de la vie ne m’offrait pas, je n’ai pas vraiment fait de crise d’adolescence. Je pouvais trouver des informations sur la “sous-culture geek américaine/japonaise” (gros paquet ou vous mettez ce que vous sentez), en parler avec des gens, jouer avec des gens, échanger, faire lire mes textes à d’autres que les deux trois potes que ça intéressait. J’ai commencé à écouter des chose que ni mes parents, ni mes amis n’écoutaient. Puis, quand la vidéo est devenu un média facile d’accès, à en regarder.

Internet a façonné mon univers culturel comme rien d’autre (à l’exception notable de ma bibliothèque de quartier).

D’ailleurs, c’est à cette période précise que ma consommation de télévision a du chuter de 3h00 par jour à 20 minutes, sans jamais vraiment remonter.

Si cette image vous inspire quelque chose, c'est que vous voyez ce que je veux dire.
Si cette image vous inspire quelque chose, c’est que vous voyez ce que je veux dire.

Revenons donc en 1998. Imaginons que, sur un coup du sort uchronique, les Internets ne soient jamais sortis de leurs laboratoires. Je sais, ce n’est pas possible, mais supposons-le.

Aurais-je été une personne différente si Internet n’avait pas existé ?

J’ai spontanément pensé que non. Parce qu’en réalité, la plupart des choses qui m’ont fait évoluer en tant que personne ont trait à mon expérience “Offline”.

Mais je me suis rapidement rendu compte que c’était du bullshit.

Parce que la vraie question c’est : de 1999 à 2014, combien de mes expériences offline ont été directement générées par mon expérience online ?

 

Il me semble assez difficile de mélanger les chapeaux et les choux-fleurs de ce point de vue, tant la réponse est variable d’un camp à l’autre. Alors j’ai décidé de séparer tout ceci en un petit paquet de neuf catégories, qui ne suffisent pas à me définir, mais qui tracent une partie de ma silhouette en tant qu’être humain.

Je parle de sexe vers la fin.

 

1) Mon parcours professionnel, s’il n’y avait pas eu Internet

 

Moi : un jeune cadre dynamique aux origines mystérieuses (roux/italien)
Moi : un jeune cadre dynamique aux origines mystérieuses (roux/italien)

J’ai décidé de parler de ça en premier, parce que c’est ce qui m’a demandé le moins de temps réflexion : mon parcours aurait vraisemblablement été parfaitement similaire.

J’ai choisi le début de mes études parce que c’était à côté de chez moi, sur les conseils d’une prof. J’ai continué à Nantes, pour m’installer avec une fille rencontrée offline, et terminé après une bifurcation qui aurait eu lieu, dans la même école, et probablement en même temps. Simplement, j’imagine que sans Internet, j’aurais du consulter de gros classeurs d’orientation et envoyer tout un tas de courriers chiants, au lieu de faire ça avec des signets web.

Après mes études, j’aurais sans doute travaillé ici ou là plutôt que là (bref, dans des boulots de merde plus près de chez moi) en attendant de trouver un travail que j’aurais quand même trouvé, non pas sur un site online, mais dans Télérama ou dans la presse professionnelle de ma branche.

Bref, sans Internet, je pense simplement que mon installation à Paris se serait faite quelques mois plus tard, mais que le reste aurait été quasiment identique.

On me signale dans l’oreillette que mon sujet de concours avait trait à la dématérialisation de la Culture à l’écrit et au livre numérique à l’Oral. Oui, bon, d’accord.

 

2) Ma vie sociale, s’il n’y avait pas eu Internet

 

Vous me remerciez car maintenant vous vous souvenez des Icy Hot Stuntaz
Vous me remerciez car maintenant vous vous souvenez des Icy Hot Stuntaz

Facile aussi : elle n’aurait probablement PERSONNE en commun, à quelques vagues exceptions près, et encore, exceptions avec lesquelles je ne suis souvent en contact que par Internet.

Revenons à 1998. Entre 1998 et 2005, sans entrer dans des détails dont vous vous foutez probablement, j’ai rencontré sur le Web, puis “IRL”, tout un tas de gens avec lesquels je partageais des centres d’intérêt communs (résumons ça à “l’écriture et le gaming”). Je suis devenu ami, voire ami proche, avec certains d’entre eux. Si je brosse une carte rapide de mes amitiés actuelles, une grosse partie provient de cette période 98-05. Bien entendu, j’ai rencontré, en vrai et en ligne, plein d’autres gens après, et certains sont des proches. Mais il y a un noyau dur autour de cette période.

Ma vie sans Internet ne serait pas un ensemble vide. Je ne suis pas, et n’ai jamais été, un sociopathe (je suis casanier, bon, mais sans plus). Partout ou j’ai été, je me suis toujours assez bien fondu ou dans un groupe d’amis ou dans une association quelconque. Mais les gens que je fréquenterais au quotidien n’auraient sans doute pas grand chose à voir avec ceux que je vois régulièrement maintenant.

On peut pousser le truc assez loin : sans Internet, je n’aurais probablement jamais fait de Web Radio, et je n’aurais donc probablement pas fait de la “vraie” Radio, et donc rencontré pas mal de gens que je vois dans le cadre d’une activité 100% offline.

 

3) Mes goûts, s’il n’y avait pas eu Internet

 

Pour le meilleur et pour le pire.
Pour le meilleur et pour le pire.

On ne peut jurer de rien, chassez le naturel et les proverbes à la con reviennent au galop, etc. Mais j’imagine que tout aurait été assez différents.

Mes goûts n’ont pas été “façonnés” par le online. Par contre, l’accès Internet m’a clairement permis deux choses :

– Renforcer, beaucoup, beaucoup, beaucoup les passions que j’avais, en me donnant accès à tout un tas de trucs démentiels dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Hey, j’ai parlé de l’animation japonaise en 1998, non ? J’ai parlé des K7 à 129Fr ? Bon, je vous fait pas un dessin, alors.

– Mais aussi découvrir une infinité de choses que je n’aurais probablement jamais écoutées ou vues. Parce que j’ai vécu la période très “DC++” de l’Internet ou, en quelques secondes, tu pouvais vider salement le disque dur d’une victime consentante en échange du tien. Je ne vois pas bien comment j’aurais pu écouter tout ce folk danois (???), sinon.

Internet a clairement fait exploser en mille morceaux les deux cadres prescriptifs traditionnels : ce qui est relayé par les médias offline (forcément limité par le temps ou l’espace), et ce qui est relayé par les prescripteurs immédiats (ce qu’écoute ta famille, ce que regarde ta famille). Une bonne moitié de ce que je lis, vois, écoute aujourd’hui m’échapperait complètement sans Internet. Pas tout, mais une partie.

Je finirais ce chapitre avec un exemple très con. Mis à part quelques titres connus, est-ce que j’aurais vraiment écouté les Stones ou les Beattles dans ma vie ? Je n’ai pas été élevé dans une culture rock (enfin, pas ce rock-là), et mes proches n’écoutaient pas ces groupes. Il est probable que non (en plus je ne suis fana d’aucun des deux, mais bon, je parle juste d’écouter, pas d’apprécier). Plus les années passent, et plus je me suis mis à écouter une quantité invraisemblable de trucs, à découvrir des cinémas et des lectures alternatives.

Bien sur, j’en aurais écouté d’autres choses, vu d’autres films, trouvé d’autres biais. J’aurais créé ma propre contre-culture à base de bacs de soldes de VHS et de magazines underground. J’aurais probablement fait des heures de train pour aller à la convention machin récupérer les titres confidentiels de l’éditeur truc.

Mais il y a fort à parier que ça n’aurait pas du tout été les mêmes que maintenant.

 

4) Moi, créateur, s’il n’y avait pas eu Internet

 

C'est moi, en train de travailler à vous faire croire que je suis une jolie fille, pour faire plus de clics.
C’est moi, en train de travailler à vous faire croire que je suis une jolie fille, pour faire plus de clics.

Passons rapidement sur le fait que j’écris en étant complètement et dramatiquement influencé par tout un tas de gens sur le web. Passons aussi sur le fait que le premier endroit ou j’ai publié un texte soit le forum d’un éditeur d’animation japonaise. Passons sur le fait que soumettre au regard froid d’inconnus mes textes était la garantie d’un avis relativement objectif.
Passons sur le fait que j’ai entretenu des relations assez longues d’auteur wanabee à auteur wanabee avec des tas de gens.

Passons ça, car j’écrivais avant Internet.

Mais je n’aurais pas écrit de la même manière. Je n’aurais pas blogué, je n’aurais pas commenté, j’aurais moins échangé. Je ne suis pas le genre à écrire une lettre creepy à mon écrivain préféré, alors qu’un échange sur Facebook, oui.

J’aurais été moins humble, aussi. On est jamais tant persuadé d’être un petit génie que quand on écrit des conneries seul dans sa chambre. Alors que se prendre la baffe de découvrir que tout a déjà été fait en mieux sur n’importe quel coin de la noosphère… Aujourd’hui, je sais que le jus de cervelle, ça s’assaisonne, ça se travaille et ça se remâche.

Sans ça, j’aurais sans doute mis longtemps à comprendre. Longtemps à découvrir les plus petits éditeurs, à apprendre à connaître la merde des autres avant de prendre la mienne pour du génie pur et dur.

Et puis, bon.
Mon premier livre est un billet de blog.

Mon deuxième livre va sortir chez un éditeur numérique. (Ah oui je vous avais pas dit ?)

Peut-être que c’est un des aspect les plus radicalement différents.

 

5) Ma manière de consommer, s’il n’y avait pas eu Internet

 

Bon, je bosse dans une section DVD de bibliothèque, au fond. Je vais pas trop ironiser sur les vidéoclubs, du coup.
Bon, je bosse dans une section DVD de bibliothèque, au fond. Je vais pas trop ironiser sur les vidéoclubs, du coup.

Alors là, j’ai eu beau y avoir réfléchi longtemps, j’en suis arrivé à l’étrange conclusion que cet aspect n’aurait absolument pas changé, ou à peine. Sauf sur un point précis.

Bien entendu, il m’est arrivé de commander quelques trucs sur le net. Du matériel informatique (duh), essentiellement. Aussi quelques DVD pas cher et des livres introuvables. A PART CA… J’aime bien me balader dans les librairies, les magasins de jeux, les cash machin et les converter’s truc. Mon salaire, très correct, est déjà bien assez absorbé comme ça parce que j’achète dans des boutiques solides pour que je me mette à rester le cul posé sur ma chaise pour faire les courses.

Sans déconner, j’habite au centre-ville, je ne day-one buy jamais rien, précommander m’emmerde, et j’ai besoin de toucher ce que j’achète. Quand à acheter des fringues que je n’aurais pas portées avant ? Mais je sais pas comment vous faites, les gens.

Bon, à une eception près, bien sûr. Une exception nommée GABEN.

Depuis 2009, moi qui était un grand fan de sharewares et de petits jeux indés dans les années 90, j’ai vu le retour de ces jeux PC par millions, de toutes les tailles et de toutes les formes sur les plates-formes dématérialisées.

Assez complexe à envisager sans Internet. De la même manière, j’ai joué à un tas de trucs qui m’intéressaient moyennement parce que le prix était bas. J’insiste sur le fait que ce n’était pas un manque à gagner pour leurs auteurs : sans Internet, les chances que je joue à Prototype 2 étaient proches du néant. Parce que même à 15 ou 20€, faut pas déconner, quoi, j’aurais jamais acheté ça sur console.

Oh, et aussi : je lirais beaucoup plus de presse imprimée, bien sûr. Même si j’en lis et que j’en achète toujours, et que j’en ai besoin à mon travail, ma consommation était incontestablement plus élevée dans les années 90.

 

6) Mes opinions, s’il n’y avait pas eu Internet

Je sais, je sais, c'est comme dire "je suis de très près la carrière de Jordy : il vendait plein de disques il y a 100 ans".
Je sais, je sais, c’est comme dire « je suis de très près la carrière de Jordy : il vendait plein de disques il y a 100 ans ».

 

Elles auraient probablement été similaires, mais moins fines, et moins poussées sur un nombre conséquent de sujets. J’ai les même centres d’intérêt politiques et sociétaux qu’avant, mais j’ai lu et vu via le web une quantité beaucoup plus importants d’écrivains, d’auteurs, de polémistes ou d’éditorialistes.

Tout le web anglophone, déjà.

Et tous les gens qui m’ont pointé à un moment donné vers des ressources qui me seraient fatalement passées sous le nez.

 

7) Ce que je saurais, s’il n’y avait pas eu Internet

 

Voilà le Drapeau d'Aruba, territoire néerlandais d'Outre Mer dont au sujet duquel je peux vous dire plein de trucs, MERCI INTERNET !
Voilà le Drapeau d’Aruba, territoire néerlandais d’Outre Mer dont au sujet duquel je peux vous dire plein de trucs, MERCI INTERNET !

La même chose sur la plupart des sujets qui intéressent, mais probablement pas de la même manière. Actuellement, quand un sujet x m’intéresse, mettons, l’Histoire de la Finalnde, j’ai toujours le même réflexe :

1 – Je lis la page Wikipedia

2 – Si ça m’intéresse toujours, je lis un bouquin sur la question.

J’imagine que sans le Net, je ferais l’équivalent : lire d’abord un Découverte ou un Que Sais-je, puis un livre plus conséquent.

Ce que j’ignorerais, c’est probablement toutes ces petites anecdotes à la con que j’aime trouver à droite à gauche genre le Moresnet Neutre, des photos de billets d’un milliard de milliard de dollars zimbabwéens, ou n’importe quoi de bizarre concernant le Japon. Lien obligatoire vers Satunome

 

8) Ma Vie Sentimentale, s’il n’y avait pas eu Internet

Littéralement.
Littéralement.

 

J’ai eu trois relations sérieuses dans ma vie.

La première était très mundane dans le concept : histoire de lycée née d’un voyage scolaire. Elle aurait eu lieu même si les ordinateurs n’avaient pas été inventés

La seconde, c’est plus compliqué. J’ai rencontré la fille dans un parc, mais je n’y étais que parce que je rencontrais une personne de l’Internet dans ce parc. Et c’est par le biais d’Internet que nous sommes restés en contact… Et que nous avons fini ensemble. Il est extrêmement peu probable que, sans Internet, nous soyons restés en contact après cette après midi.

La troisième, bon ben, là c’est du 100% online, puisque nous nous sommes connus via un site de rencontres. On peut penser ce qu’on veut de l’étoile du destin, des Shojos et de la Carte du Tendre, mais bon, vu qu’on vivait quand même à 50 kilomètres d’écart, sans aucun ami commun dans une métropole de 10 millions d’habitants… Alors on ne se serait probablement pas rencontrés (ou alors via une agence matrimoniale à l’ancienne ?)… D’autant plus que si j’étais passé par Internet pour trouver une copine, c’était entres autres parce que j’étais dans une situation zarbi ou je sous-louais à une fille… Rencontrée d’Internet. (et c’est Manu Payet qui fait des films sur sa vie sentimentale dont personne à rien à foutre)

Bon, on peut donc enlever allègrement 66% de mes relations sérieuses du paquet.

Par quoi auraient-elles été remplacées ?

Probablement par d’autres. Au final, dès que les joggings et les boutons ont laissé place à quelque chose de plus décent, je n’ai jamais eu trop de problèmes à séduire (objectivement, je suis un mec grave potable, non ?)

Hors Internet, en fait, j’ai eu plusieurs opportunités évidentes. On va enlever celles qui ont un lien proche ou lointain avec Internet et ne garder que les pistes que je n’ai pas suivi parce que j’avais une relation avec quelqu’un sur Internet ou que je draguais quelqu’un sur Internet trop fort et donc j’avais de la merde dans les yeux. Ça concerne une période assez courte de 2006 à 2009. Mais il y a quand même eux la fille au Nom mal Orthographié, la fille du Baseball , la fille avec qui tu sais que bon ça aurait du mais on était tous les deux pris et la fille du Travail. Plus une quantité plus ou moins variable de trucs que j’aurais tenté et qui se seraient finis sur des rateaux. Les 4 que j’italique, je suis sûr de moi.

Donc bon. Tout ça pour dire quoi ? Ma vie sentimentale aurait forcément été très, très différente sans Internet.

 

9) Ma vie sexuelle solitaire, s’il n’y avait pas eu Internet (vous avez directement scrollé là, petits gourgandins ???)

Arrêtez de vous mentir, vous savez très bien que la chose qui a été directement et le plus massivement impactée par Internet, c’est le sexe en solo. Le reste du sexe est resté RELATIVEMENT le même, les pratiques sexuelles des gens à peu près similaires (oui, quoi que tu fasses, ta fille va voire Stoya se prendre une double anale. Non, elle ne fera probablement pas la même chose. Si ça ne te rassure pas, fais ton job de parent au lieu de traîner ici).

Mais bon, plus besoin de Hot Vidéo sous la douche.

Ça tombe bien pour moi : je suis assez difficile en matière de support et de contenu.

Alors merci infiniment aux quelques auteurs de Hentai que j’aime bien, à Erika Lust et à Joanna Angel. On ne se connaît pas, mais vous avez incontestablement changé pas mal de choses par rapport à cette réalité alternative ou Internet n’existe pas. Vous avez rendu ça mieux.

 

10 Ma vie sexuelle non solitaire, s’il n’y avait pas eu Internet

 

OOps ! L'accès au chapitre 10 nécessite un COMPTE DENTIFICE PREMIUM !
OOps ! L’accès au chapitre 10 nécessite un COMPTE DENTIFICE PREMIUM !

Voilà, c’est tout, bonne soirée et bonne chance.

thank+you+internet

 

 

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