Qu’en est-il que j’lise ta merde #11

C’est bien drôle, ce petit titre mal traduit de l’anglais, mais il faudrait que je fasse une page qui réunisse toutes ces lectures pour en faire un truc plus présentable. Avec une putain de charte de lecture.

Si vous voulez tout savoir, 2014, c’est l’année de la putain de rationalisation. Je trie, je répertorie, je range dans des tableaux. Ah, vous vous en foutez et vous voulez juste que je vous parle de mes goûts indécrottablement délicieux en matière de littérature ? Petits marlous.

J’ai fait un mini-marathon Daniel Clowes

Daniel Clowes est un dessinateur chauve de Chicago, dont le trait m’avais toujours paru assez antipathique. Son arrivée chez les éditeurs français, assez tardive et confidentielle, laisse un certain nombre d’inédits et de machins épuisés (a noter que même aux USA, c’est plutôt une star de la BD alternative qu’une star de la BD tout court) . C’est essentiellement grâce aux incroyables éditions Cornélius qu’on peut découvrir ses travaux ou se heurtent comédie noire, surréalisme, mélancolie de l’enfance et personnages socially awkward. Tout moi, en résumé.
Donc, son trait m’étant antipathique, je passais devant ses comics poussiéreux à la bibliothèques en me disant « Not Today ». Mais un jour, alors que je trouve cet aliment d’aspect et d’odeur ridicule, je me suis rendu compte que j’aimais plutôt bien les oignons. Alors j’ai essayé.

David Boring

C’était chaud de commencer par là. Mais c’était le plus gros, le titre était bien, je sais pas… Bref, c’était une expérience bizarre. Peu avant la fin du monde, ou ce qui semble y ressembler, David Boring, un queutard un peu détraqué qui vit avec une lesbienne un peu apathique, se retrouve embarqué dans une histoire bizarroïde qui va mélanger meurtres, drame sentimental, recherches universitaires, huis-clos sur une île avec des beaufs et relations sexuelles inappropriées avec des gens qui ressemblent à d’autres gens.
L’expérience n’était pas absolument désagréable, mais les sous-intrigues sont entremêlées de manière trop particulière, trop bizarroïdes pour que le confort de lecture s’installe. Ce qui, au passage, est sans doute le but de Clowes.
Mais j’avais plutôt envie d’un truc confortable. Na !

Ice Haven

Voilà quelque chose que j’ai mieux apprécié. Partant d’une anecdote qui a secoué Chicago dans les années 20 (deux amis sans aucun problème connu avec la justice qui tuent quelqu’un par ennui), Clowes dresse le portrait d’un voisinage secoué par la disparition d’un enfant, pas loin des lieux du drame.
Véritable galerie de monstre (enfant odieux, wanabee poétesse stalkeuse d’un artiste maudit et délateur de ses voisins, petites brutes…), d’introvertis un peu répugnants et portrait acide de la médiocrité des petites communautés humaines. Le style surprend par ses ruptures constantes et brutales. On passe de Peanuts à Black Hole en quelques pages.
Très sympa, et très éloigné de ce à quoi je m’attendais.

Mister Wonderful

Plus ou moins la même chose, mais centré sur un seul personnage. Un demi-vieux, loser sans vie sexuelle depuis des années, dont le dernier contact avec une femme s’avère être une prostituée qui lui a volé de l’argent, se rend à un rendez-vous arrangé. Problème : il est trop introverti et sujet à des crises de délire pour garder son calme… Et la nana est en retard.
Partant de ce postulat d’un personnage effrayant de mal-être, Clowes va tisser dans une histoire courte le déroulé absolument extraordinaire d’une histoire d’amour en devenir.
Clairement la bonne pioche des trois.

Deux généraux, de Scott Chandler

L’Histoire de deux généraux écossais, ou canadiens qui vont en Ecosse, ou j’sais pas quoi, pendant la WWII, et whatever. Les dessins sont jolis, et j’ai complètement décroché assez rapidement.

Deepwater prison, de Bec et Raffaele

Tu te souviens de Fortress, le film ou Christophe Lambert jouait mal en prison ? Tu te souviens d’Abyss ? Tu te souviens de heu… Oz ? Et Midnight Exdpress ? Et Largo Winch, un peu, aussi ? Et Une vérité qui dérange, tu t’en souviens ?
Ben tu mélange tout ça, et t’as une histoire crissement grotesque ou une prison sous marine de haute sécurité combat des poulpes mutants à cause d’une mariée noire. Soleil, what else.

I Fucking Love Paris, de Moerenhout et Vande Wiele

Une histoire faussement cynique, et très premier degré, d’une fille qui monte à Paris faire des trucs superficiels dans le monde de la mode. Tout ceci est le prétexte à montrer plein de sacs Prada très cher et des partouzes, et globalement, une espèce de fausse distance avec un sujet traité comme un Mondo plutôt que comme un vrai truc analytique ou ironique.

J’ai lu pas mal d’autres trucs, mais soyons sérieux et restons-en à moins de mille mots par article. Oui, c’est de la flemme.

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