Admirab’lectures #5

Rassure-toi, Alain Finkielschmurtz, je ne lis pas que des illustrés avec des petits Mickeys, car moi aussi, je veux, comme toi, faire partie des winners. Compte rendu de mes dernières lectures. Ces chroniques culturelles contiendront désormais une notule pour spécifier comment j’ai obtenu le document.

La Malerune, Pierre Grimbert, Points

Lu : En poche, parce que j’ai eu un tas de vieux poche de chez points gratuits par pur copinage.

J’avais envie de lire un truc à la con, et je savais que, sorti du Secret de Ji (excellent souvenir de quand j’avais 16 piges), Grimbert a la réputation d’écrire de sacrés conneries. Eh ben ça a pas raté, c’est tellement, mais alors tellement naze que ça aurait pu devenir l’objet d’une rubrique « Ça a l’air Nul ». Univers de fantasy ultra-générique, sans âme, mal troussé, bourré de situations improbables et de trucs ridicules. Il y a deux autres tomes, mais j’ai même pas fini celui-là. Certaines pages, ceci dit, étaient assez idiotes pour me faire rire de bon coeur.

Miss Clipart : "Mourrez ce livre dans du feu !"
Miss Clipart : « Mourrez ce livre dans du feu ! »

Reich, Alain Paris, L’ivre Book

Reich

Lu : En Epub acheté sur la boutique de l’Ivre Book.

Alain Paris est un ancien de la grande époque du Fleuve Noir et de cette flamboyante SF française des eighties. Je fais pas genre je le connais, c’est juste que j’ai google. Là, il s’agit d’un préquelle à sa saga de la Terre Creuse, publiée en dix tomes dans les années 80. Une bonne vieille uchronie à base de nazis et de voyages dans le temps et de missions suicides et de trucs kitschs et décomplexés, ça ne pouvait que faire vibrer mon côté pulp. Le style est assez flamboyant, et le récit, très ramassé (60 pages), se tient de bout en bout. Si on a jamais tâté à aucune uchronie, en fait, c’est une parfaite illustration de ce qu’est le genre. Je dis pas que je vais m’enfiler toute la Terre Creuse après, mais Reich se suffit à soi-même (malgré, il faut quand même bien le remarquer, un style un peu daté, mais bon, j’ai grandi dans ça moi)

M. Clipart : "N'hésite pas, le jeune !"
M. Clipart : « N’hésite pas, le jeune ! »

Enig Marcheur, Russel Hoban, chez Monsieur Toussaint Louverture

Enig Marcheur

Lu : Piqué dans les bouquins de ma femme, qui est une groupie absolue des travaux éditoriaux de Toussaint Louverture donc on a quasiment toutes leurs parutions.

Oeuvre monumentale au style glaçant, invraisemblable, Enig Marcheur est une oeuvre culte de la post-apo anglaise. Jamais traduit avant 2012(et pour cause vu le cauchemar que ça a du être), Enig Marcheur met en scène un monde dévasté par le feu nucléaire, revenu à l’âge du fer, et le périple abyssal d’un enfant tueur de chien qui choisit de quitter son clan pour revenir à l’origine du « Sale Temps » et de coucher son périple par écrit. Ecrit intégralement dans une lange phonétique, dégradée, réduite et menaçante, Enig Marcheur est une oeuvre extrêmement difficile à lire. La beauté du voyage est là, mais les embûches sont au rendez-vous. Comme je lis surtout le soir, avant de dormir, le livre a hélas fini par me terrasser et je l’ai mis de côté à quelques dizaines de pages de la fin. Je lirai la conclusion pendant les vacances.
En tout cas, si vous avez envie de lire un truc complètement fou, qui ne ressemble à rien de connu et se pose là en terme de réflexion brutale sur la civilisation et sur le langage, vous foncez !

Miss Clipart "Dans ta Bibliothèque !"
Miss Clipart « Dans ta Bibliothèque ! »

La Compagnie Noire et Le Chateau Noir, Glen Cook, Chez l’Atalante

Lu : Emprunté à la Bibliothèque.

Bon. J’ai appris il y a peu que Glen Cook était un immense connard, ce qui me confirme que ça n’influence pas vraiment ce que pense d’un livre en général. Il y a des gens dont le travail me sort par les trous de nez et qui sont sans doute des gens formidable (je ne citerai personne de peur que Pénélope Bagieu ne lise ça un jour et n’en prenne ombrage) et d’autres qui ont probablement mangé leurs enfants et écrits les meilleures choses ever.
Bref, j’avais envie d’un cycle sombre et désespéré comme si j’étais un ado emo avec un t-shirt Berserk qui écoute Linkin Park en se taillant les veines parce que la prof de math elle est nulle : j’ai pas été déçu du voyage.
Cycle qui a le même âge que moi, la Compagnie n’a étrangement pas vieilli. Le style est macabre, sinistre, mais particulièrement entraînant. Les aventures d’une compagnie de mercenaire engagée au service d’une cause particulièrement sombre, et narrée du point de vue de son chroniqueur/chirurgien. Sans concessions, glauque et cynique, Cook ne tape absolument pas dans la romance, préférant le sonore, le dégueulasse et le désabusé. Préférant la réflexion sur la nature vaine et cyclique de la violence à l’époque champêtre d’autres auteurs de fantasy, il brosse un tableau haletant d’un groupe d’hommes balotés de massacres en massacres. J’ai dévoré deux tomes en 15 jours, et je me réjouis qu’il m’en reste une palanquée à engloutir.

M.Clipart : "Accroche-bien ton coeur et lis !"
M.Clipart : « Accroche-bien ton coeur et lis ! »

La Mécanique du Coeur, Mathias Malzieu, Flammarion

Lu : parce qu’il traînait sur une étagère, que le film est sorti et que j’avais deux heures à tuer.

In b4 les remarques sur le fait que je suis une post-ado gothique, c’est pas le cas. J’ai jamais rien pensé de spécial de Diyonisos. J’aime bien deux trois chansons, mais ça me gave un peu quand c’est trop long. Je trouve que Malzieu a réussi à faire un truc sympa de son groupe, en tout cas unique en France (du moins à l’époque). Alors en bouquin, why not. La Mécanique du Coeur est un conte pour adultes dont je vais pas vous raconter l’histoire, déjà parce qu’elle est pas assez longue, et ensuite parce que vous la connaissez sans doute déjà.
Bien écrit (ça ressemble à une longue chanson, en fait), plutôt surprenant, avec un dénouement assez surprenant. C’est pas le truc du siècle, d’accord, mais je l’ai lu quasiment d’une traite.

Miss Clipart : "13/20, mention, donc !"
Miss Clipart : « 13/20, mention, donc ! »
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