Admirab’Lectures #7

Hey c’est l’été, y’a plus rien à la télé, c’est l’heure de passer à l’assaut de la pile des bouquins entassés en attendant des jours plus cléments. Voici quelques avis épars, pas trop, parce que sinon c’est indigeste et bla bla bla.

Le Dernier Bastion – 1 : Rempart, de Adam Baker, chez Eclipse-aka-Panini-lol

Eclipse, une boîte morte dans de tragique circonstance, revenue d’entre les morts sous la houlette hasardeuse de Panini Books et sa collection de zombies moches que t’as même pas envie de l’ouvrir tellement c’est moche mais en fait si ça se trouve, c’est vachement bien.
J’ai entendu parler de Rempart un peu par hasard, et certainement pas grâce à son éditeur : le site est en bordel, le livre y est à peine référencé, et j’ai vu assez peu de promo autour. Par bonheur, je traîne sur quelques sites de zomblards et sur quelques blogs qui m’ont vendu le pitch : une prêtresse obèse et suicidaire, une plateforme pétrolière congelée, des zombies infectés surhumains monstres trucs chelous qui te mordent et après tu deviens eux.

Bon gros pavé à dévorer comme du popcorn, premier volet d’une trilogie, Rempart nous plonge dans l’environnement gris, froid et stérile d’un groupe de survivants coincés sur une usine offshore dans l’Antarctique pendant la fin du monde, avec pour personnage centrale une femme pasteur athée boulimique et névrosée. Au programme : froid, dépression, famine, marins russes fou, hallucinations, et nuit éternelle. Autant dire que c’est probablement dans mon top ten des livres les plus déprimants jamais lus. Néanmoins, on tient là un sacré bon page turner. C’est fluide, haletant, et quasiment jamais cheesy. Il y a quelques personnages complètement clichés (ne vous fiez jamais à un gros bras au crâne rasé : il est aussi méchant qu’il en a l’air). Hélas, la fin se vautre un peu dans un n’importe quoi qu’il serait criminel de dévoiler, mais qui ne brille pas par sa sobriété. Ceci dit, ça finit par retomber sur ses pattes.
En espérant que le parcours de publication chaotique de la maison n’ait pas raison de la traduction du tome 2.

Clipart-san : "A lile d'ulgence"
Clipart-san : « A lile d’ulgence »

Les jours de l’arc-en-ciel, Atonio Skarmeta, Points

Vous avez peut-être vu le film « No » (moi pas), tiré d’une pièce de théâtre de Skarmeta ici réadaptée en roman (il ne manque plus que le jeu vidéo et l’eau-forte…). En gros, comment une campagne publicitaire a réussi à renverser une dictature surpuissante. C’est un peu romancé, mais le livre s’inspire d’une véritable campagne de l’opposition chilienne à la toute fin du régime Pinochet, quand celui-ci fut obligé de leur laisser un tout petit espace d’expression. Ce fut un triomphe, entres autres parce que face à la modernité des méthodes marketing utilisées, Pinochet opposa une communication conformiste et ringarde qui ne mobilisèrent pas l’immense marée des attentistes et des abstentionnistes de tout poil.

Sinon, c’est très bien écrit. Skameta a l’air d’être un genre d’écrivain national super connu, mais j’ai pas creusé plus loin parce que je suis con. Bon ben vous auriez bien tort de vous en priver si vous le croisez.

Miss Clipart : "oui !"
Miss Clipart : « oui ! »

 

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