Avrelle à la Porte de Baldur #17 : C’est ta mère la Barbe d’Ulgoth.

Déjà, quelques excuses, je n’ai pas fait d’épisode d’Avrelle depuis Octobre, mais vous savez ce que c’est, entre la grève des scénaristes, le manque d’équilibre des régimes de retraite et l’Ebola Outbreak, Kwanzaa, etc etc.

Maintenant, on peut reprendre tranquillement. Pour ceux qui débarqueraient, il s’agit d’une sorte de Let’s Play textuel ou j’ai lancé la trilogie Baldur’s Gate alourdie de 130 mods qui rajoutent un bazillion de contenu et où j’ai choisi pour personnage principal Avrelle Ratrkiller, un personnage lourdement handicapé mental. Vous pouvez retrouver tous les autres épisodes ici, n’hésitez pas, ça se mange sans faim.

Résumé des épisodes précédents : Avrelle a totalement nettoyé le sud de la Côte des Epées de toute présence maléfique. Avant d’aller nettoyer les rues de la Porte de Baldur, il reste un dernier petit détour à faire…

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En chemin vers la Barbe, je décide de faire un crochet vers le temple de Lathandre, ou je suis supposé recevoir un style de bénédiction pour les armements forgés par Machintruc Forgefer (regardez les épisodes précédents, moi-même je ne me souviens pas bien).

1Contournant la porte de Baldur vers le nord, je me souviens qu’il y a quelques quêtes mineures dans le coin. Pour moi qui ait déjà tué des Araignées géantes et des hydres, leurs problèmes à base d’Ankhegs et de brigands qui leur bouffe leur grain, c’est un peu de la gnognote. Une bande de ploucs me demande ainsi de dératiser leur jardin, c’est cool, c’est justement mon boulot.2

Ah oui, et puis il y a cette famille éplorée qui cherche son fils. Ce n’est probablement pas très délicat de ma part, mais j’avais déjà son cadavre pourrissant dans mes affaires depuis des jours et des jours. On est comme ça, chez les compagnons d’Avrelle, pas du genre à faire des chichis à cause d’un sac mortuaire grouillant d’insecte à côté des provisions. Du coup, Brun le fermier (la tristesse du nom) est très triste, mais moi je m’en fous, je repars avec de l’expérience.

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Pour aller à la Barbe d’Ulgoth, pas le choix, il faut passer devant le pont-levis de la Porte de Baldur. Histoire que tout le monde se souvienne bien que j’ai installé beaucoup trop de mort, un assassin random me saute dessus, sous le regarde légèrement indifférent des policiers du pont. Serpico, où es-tu ? Toujours est-il que je me défais sans peine de l’agresseur.

4J‘ai enfin accès à la Barbe d’Ulgoth… Qui s’avère être super loin, en fait. Ces foutues cartes médiévales pas à l’échelle, c’est quand même quelque chose. Au passage, je remercie beaucoup le système de sauvegarde automatique, parce que les mods commencent un peu à montrer leur limite de compatibilité entre eux : dès que j’essaye d’aller ailleurs dans le nord que là ou je suis supposé aller, je me mange un bon vieux crash des familles avec freeze de l’ordi, 1998 style. A un moment j’ai presque peur qu’on me demande de reconfigurer ma carte son dans le DOS.

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D’ailleurs, je vais rapidement me retrouver confronter à ma première impasse : à l’entrée de la Barbe, une fille me demande avec force moulinets de bras d’aller chercher son mari au milieu de nulle part dans le « Field of the Dead » (excellente idée de lune de miel). A ce jour, ledit Field tue surtout ma session Windows. Alas, ton mari est piégé dans les limbes, petite passante.

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D’une manière générale, je vais vite réaliser qu’il n’y a pas tellement de trucs qui ont été modifiés à la Barbe. Mais ce n’est pas grave, je n’ai pas fait cet ensemble de quête depuis des années, et il y en avait certaines qui étaient plutôt chouettes, avec un niveau plus costaud que dans le jeu de base. Pour mes plus jeunes lecteurs, sachez que je parle d’une époque ou on achetait les DLC dans des boîtes séparées, et que les DLC pouvaient durer vingt ou trente heures. Alors avec vos chapeaux dans Team Fortress et vos chapitres manquants dans Assassin’s Creed, me faites pas rigoler.

7La première quête, c’est la plus simple, mais elle peut être très tricky si on est pas bien préparé : on est envoyé sur une île du pôle nord minuscule et sans retour par un sale connard qui a perdu son doudou magique. L’île est bourrée de gens complètement fous, essentiellement des magiciens arrivés ici par hasard. Je ne me prépare pas spécialement : sauf si quelqu’un a rajouté des demi-liches partout, je devrais me défaire de tous ces fâcheux en un éclair.

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Sans surprise, malgré les pièges qui pullulent et les magiciens déments qui me balancent des boules de caca magique, j’avance sans peine en prenant le temps d’admirer les évidentes qualité d’écriture de cette quête. Son ambiance froide et étrange, son design sonore marrant et la collection de gueule cassée qu’on croise, avec la possibilité de les insulter à gogo avant de les tuer… On ne déplorera qu’une chose : c’est du pur hack and slash dans l’esprit. Aucune subtilité à attendre, peu importe ce qu’on raconte et à qui, il faudra buter tout le monde.

9Et comme d’habitude, tout est beaucoup plus drôle quand on imagine qu’Avrelle doit probablement prononcer toute ces phrases avec une voix retardée, en ajoutant « Hgnnn » à la fin de toutes ses phrases.

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Quand j’étais petit je voulais être Dinkelmus Petitebuche~

Fun fact : le mod qui rajoute plein de portraits dans le jeu en rajoute aussi dans les quêtes de l’extension. La cohérence graphique est pas forcément géniale, mais vraiment, ça aide à l’immersion, je ne le dirai jamais assez. Et puis il a eu le bon goût de ne mettre Naruto nulle part.

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Ca vaut franchement le coup de prendre le temps de s’intéresser à tout le bazar spécifique aux quêtes de Tales of the Sword Coast, si on verse un peu dans le D&D porn, il y a des trucs assez intéressants. Puisque j’ai décidé de faire le vieux con, disons le tout net : à l’époque, pas de compendium et pas d’encyclopédie, fallait ramasser des parchemins par terre et tout comprendre tout seul (nb : ce n’est pas vrai).

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Bref, sans surprises, je m’en sors sans trop de bobos, et je ramasse ma récompense. C’est l’heure d’aller vendre mes merdes à la boutique locale… Et de réaliser plusieurs choses : d’une part, un marchand bien bourrin a été ajouté dans un coin, d’autre part, l’aubergiste est désormais un receleur d’armes nigérian, et enfin, je pense être à peu près aussi riche qu’une Princesse Qatari.

Même en achetant douze mille trucs dont j’ai pas besoin, c’est difficile de trouver quoi faire de tout ce pèze.13

Et c’est sûr et certain que c’est pas en allant piller la tour de Durlag, principal donjon de ce DLC (qui est assez long pour faire un jeu entier de 2014 qui se récolterait un 14/20 en durée de vie dans Que Choisir) que ça va s’arranger.

Mais n’anticipons pas trop sur le prochain épisode, A Durlag, ça lague dur !, que je ne mettrai certainement pas quatre mois à écrire .

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