DENTIFRICE POOP COLLECTION 22/30 – Texte sans Contexte

Salut. Je suis en train de faire le tour du Japon, sur mon nuage magique. Pendant ce temps, j’ai décidé de prépublier un article par jour, essentiellement de la merde en écriture automatique avec la contrainte de ne pas passer plus de 300 secondes entre le moment où je commence à écrire et le moment où j’appuie sur « publier ».

Aujourd’hui un extrait tiré d’un vieux texte nul même pas corrigé de quand j’étais jeune et fougueux. Sans contexte, ni rien. Je laisse juste ça ici comme on dit. (juste, je crois que c’était supposé devenir érotique après, et j’avais 17 ans, et vos gueules)

« _ Incorrigible tu es, Amala ! m’amusai-je en remettant la flûte à ma bouche.

L’air que je jouai était tranchant, vif, impitoyable. Il semblait ronfler depuis le toit pour s’écraser avec des bruits de succion dégoûtants entre les oreilles du bandit. Après une minute de ce traitement, je m’interrompis pour ne pas ameuter le voisinage. Amala lâcha le voyou qui bondit immédiatement sur ses quatre membres et se mit à grogner. Je sautais du toit et le regardait renifler le sol. Nous étions hilares. Il finit par sentir les effluves de la ferme du père Dugoulot, deux rues plus loin. Nous le suivîmes afin de lui ouvrir la clôture et nous le regardâmes se jeter dans la mare de boue. Nous partîmes avant que le vieux paysan urbain ne se réveille, il nous aurait certainement gourmandé de notre petite plaisanterie.

Quelques instants plus tard, nous frappions à la porte du salon de thé de Miss Dreidle, encore ouvert malgré l’heure avancée de la nuit. Nous sommes entrées en nous tenant les côtes de rire. Il n’y avait pas grand monde dans le petit salon. Décoré de tentures roses et de tableaux divers bien agencés, cet endroit était un peu notre repaire. Nous aimions y boire le thé, et raconter nos journées affalées sur les poufs très confortables de l’établissement.

Bien vite, nous vîmes l’une des nôtres, seule devant un thé en train d’écouter la mélodie langoureuse du barde de passage, sur l’estrade.

Les cheveux courts et roux, un corps longiligne et toujours enveloppée dans une grande cape de velours bleu, c’était la fondatrice de la Flûte Sanglante, Sarah Morguelune. Je la considérais comme mon chef, même si elle refusait cette distinction. C’était une femme charismatique, belle, malgré une cicatrice partant du coin droit de sa bouche et descendant jusqu’à son cou. »

J’espère trouver plein de gentilles lettres d’éditeur avec de grosses avances sur droit sur mon bureau en rentrant.9

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