Tari Tari : Chorale, énergie et ode à la jeunesse (tous ces trucs).

Je n’ai pas vraiment de rubrique « ça a l’air bien », mais je ne peux décemment pas à chaque fois parler de trucs débilous. De temps à autres, il faut bien que je vous fasse passer un petit coup de coeur.

Une des principales conséquence de mon voyage au Japon, après avoir été bombardé de publicité tapageuse et d’incitation à consommer des animus pendant un mois (dans le métro, le train, les superettes, la rue, sur les serviettes, les slips et les plaques d’égout -ne sous-estimez jamais la capacité des nippons à faire de la pub partout) a donc été de me faire une énorme cure d’animation japonaise. Et comme à chaque fois, difficile de savoir par où commencer. Comme j’ai tendance à bien aimer les animüs musicaux, j’ai choisi de regarder Tari Tari (2012), en pensant que ça serait un style de K-On avec une chorale. Jetez-moi des cailloux, mais j’aime bien K-On. D’une manière purement naïve et non sexuelle, d’ailleurs, tiens. Je trouve juste ça joyeux et chantant.

CET ARTICLE CONTIENT DES SPOILERS A PROPOS DE CETTE SÉRIE OU HONNÊTEMENT LES SPOILERS ON S’EN BAT LES STEACKS

69rMulb

C’EST QUOI ?

Un anime semi-obscur de l’été 2012 (d’après mes critères très antihype, c’est récent) ayant pour thème le chant choral et le passage à l’age adulte.

DE QUOI CA CAUSE ?

Konatsu, petit bout de fille discrète mais énergique, s’est fait virer de son club de chorale du lycée pour s’être (non littéralement) chié dessus lors d’une représentation officielle. Malgré sa demande de réintégration, elle se voit opposer un refus par sa prof et décide de profiter de son dernier été au lycée pour former une sorte de club de chant parallèle avec divers outcasts de son lycée (une ancienne musicienne traumatisée, un étudiant japonais awkward vu qu’il a passé toute sa vie à l’étranger, une cavalière privée de compétition parce que trop lourde pour être jockey et… Un joueur de badmiton qui traîne surtout dans le coin parce qu’il est amoureux de la cavalière.

Un anime de bonne humeur sans être idiot. I WANTO TO BERRIVE
Un anime de bonne humeur sans être idiot. I WANTO TO BERRIVE

La série, très brève (12 épisodes avec une fin définitive n’appelant aucune suite), raconte l’été de cette bande de chanteurs amateurs et de leurs diverses tentatives pour trouver des endroits ou chanter. Chaque épisode se concentre sur un ou deux personnage en particulier, explorant son passé, ses troubles intérieurs et blablabla, et se terminant souvent par un petit tour de chant. Loin d’être une bête comédie d’été, Tari Tari invite aussi à l’intrigue des théories assez sombres (la mort et la maladie sont assez présent, les rêves brisés sont au cœur du plot et la dureté du système scolaire nippon est assez finement brossée). Le ton reste cependant énergique et léger à l’image de ses personnages résolument tournés vers l’avenir, mais c’est beaucoup, beaucoup moins tartignole que ce à quoi je m’attendais. La présence équilibrée d’adolescents en pleine mutation et de personnages adultes confrontés à leurs propres limites et difficultés est particulièrement smooth.

EN PRATIQUE, C’EST COMMENT ?

C’est du P.A Works, donc ça tient la route. Ce sont eux qui ont aussi fait les excellents Hanasoku Hiroha, Professeur Layton le Film et autres Canaan. Même s’il a aussi fait des merdes comme Glasslip, le studio a quand même plutôt bonne réputation en ce qui concerne la partie technique. Tari Tari est manifestement un peu fauché, mais ça reste propre. L’animation, l’acting des doubleurs, la mise en scène, c’est nickel. Pas mémorable, mais ça se fait toujours oublier. Le chara design est peut-être ce qui est le moins convainquant, avec des personnages qui ont tous tendance à avoir la même gueule et des proportions parfois un peu bizarres.

La partie musicale, qu’on attend quand même au tournant quand on cause d’un anime sur ce thème, est abordée de manière assez étonnante. La ou K-On se forçait à avoir la chanson de la semaine (souvent toute pétée, il faut bien l’admettre), Tari Tari prend son temps. La musique a beau être la préoccupation du club, ils passent autant de temps à s’entraîner et à échouer qu’à enregistrer 12EP en 12 épisodes. L’anime mise plutôt sur quelques morceaux bien répartis au sein de la saison que sur une débauche de J-Pop cheapos. Au contraire, la bande son propose une belle variété, avec l’étonnante présence de musique sud-américaine bien intégrée dans un des arcs narratifs (mettant à l’honneur des vieux, c’est rare dans un anime de ce type). D’épisode en épisode, les mêmes phrases musicales sont répétées de mieux en mieux, au fil des progrès du groupe. Jamais on ne va nous faire croire qu’ils vont finir par faire l’ouverture du Superbowl : c’est pas du tout l’enjeu. Qu’ils jouent dans un petit gymnase à la con ou devant les gamins du quartier, c’est vraiment le processus qui va transcender ces lycéens en futurs étudiants via une passion commune qui importe, et ça fonctionne à merveille.

VERDICT ?

Tari Tari est vraiment très cool. Plus dynamique et moins sérieux qu’un Kids on the Slope, mais moins gnangnan que la plupart des animes sur la musique, plus réaliste qu’un Beck sans pour autant négliger la part de rêve. Aucune chance que Taari Tari fasse date, puisque l’anime assume parfaitement son rôle d’agréable bouche trou estival. Ceci dit, ne nous leurrons-pas, ni vous ni moi ne profiterons de cet anime à l’aube des beaux jours de ce printemps 2015 : Tari Tari n’ayant aucune distribution française physique ou dématérialisée, je ne l’ai, bien évidemment, pas vu.

A noter l'existence d'un manga qui, d'après ce que j'ai compris, est meh.
A noter l’existence d’un manga qui, d’après ce que j’ai compris, est meh.

10 trucs que les mass medias ont effacé de vos esprits sur les héros qui vous ont élevés pendant que vous parents buvaient.

Cet article ne concerne pas les putain de Digital Natives qui sont nés avec plein de chaînes qui passent de la téléréalité et qui formeront l’idiocratie de demain. Nous on est l’idiocratie d’hier, vos gueules les pisseux.

1) Clémentine mourrait comme une merde à la fin de la saison 1 du Dessin Animé du même nom, et ils ont rajouté une saison 2 pour que vous arrêtiez de brailler. Notez bien qu’à la fin de la S2, c’est pas hyper clair qu’elle soit encore vivante (elle devient transparente et s’envole vers le lointain). D’ue manière générale, le tout baignait dans une ambiance bien creepy.

Et le méchant vous faisait pisser au lit.

 

2) Non seulement il y a un monsieur dans Casimir, mais vos souvenirs enjolivent pas mal le show. Il y était quand même énormément question de drogue, de pastilles d’animation crypto-soviétiques cheloues, et de nombreux enfants vivant pour toujours sans éducation ou presque dans une sorte d’île-secte avec des dinosaures effrayants qui bouffent de la merde et un tout petit nombre d’adultes manifestement fous.

3) Denver, c’est ton ami « et bien plus encore ». #malaise.

4) Ca serait pas mal que vous réinterrogiez vos souvenirs de l’Inspecteur Gadget (le lore officiel, pas les séries et films pour attardés qu’ils ont fait après). Ce type est non seulement un putain de monstrueux cyborg ultra dangereux dont les armes ont été implantées dans un simple d’esprit (regardez comment a fini Le Cobaye du film éponyme), mais en plus, sa nièce abandonnée à sa garde est constamment seule et face à des terroristes horribles. Maintenant que vous êtes vieux, pensez à votre fille quand vous serez morts et au cyborg gogole qui ne s’en occupera pas.

5) Les Animaux du Bois de Quat’sous, c’est aussi glauque et horrible que dans votre souvenir et vous vous croyez brave mais oh attendez relisez cette page wikipedia ou sont listées toutes les morts atroces de tous les personnages. Avouez que vous aviez oublié la vipère écrasée, la taupe qui meurt de froid, les hérissons écrasés par des camions… (les saison 2 et 3 n’existent que pour rassurer vos parents et vous faire croire que les animaux survivants finiront par être heureux)

6) Hey le chien de Fry est mort comme une merde aussi ! D’ailleurs, Futurama est une des séries les plus effroyablement triste que je connaisse. Vous ne voyez que les blagues parce que vous êtes dans un délire négationniste.

7) La série X-men de 1992 était pleine de morts, de haine et de nightmare fuels et s’ouvrait en vous annonçant que dans le futur, tous les X-men sont morts, mais tout ce dont vous vous souvenez, c’est que Jubilee et Gambit étaient trop cools. Ils ont du ajouter QUATRE saisons pour vous laver le cerveau.

8) The Ren and Stimpy Show contient une scène de sodomie avec une scie.

9) En Vrac : La femme de David le Gnome meurt à la fin, la mère de Chuckie est mort dans les Razmokets, toute la famille de Shipwreck meurt dans GI Joe, dans un christmas special les Schtroumpfs tuent un méchant en chantant des invocations, les chansons de Jem étaient sexuellement explicites, les gamins dans Pinocchio restent sur l’île du plaisir et meurent, Le Charlie et la Chocolaterie de 1971 était un film d’horreur, Disney a produit un dessin animé sur le thème des menstrues, Musclor c’était super perturbant, Jayce n’arrive jamais à rejoindre son père et à vaincre Diskor, la mère de Babar meurt comme une merde, a peu près tout le monde meurt dans Sailor Moon à chaque saison et dans Dragon Ball c’est pareil (mais là ils ont fait des saisons rigolotes pour vous laver le cerveau), Candy a une fin tellement glauque que le montage français l’a changée, il y a une scène de viol dans Lady Oscar, tout le monde meurt dans Rémi Sans Famille sauf le héros, plein de dinos meurent dans Le Petit Dinosaure (saisons ultérieures blabla), les épisodes d’anticipation de Il était une fois l’Homme étaient post-apocalyptiques, Dumbo prend du LSD, vous avez oublié ce show super creepy avec des ombres chinoises, il y a des foetus morts dans Courage, le cauchemar de pingu (2:35 guyz), le Bioman jaune meurt, Batgirl meurt, le méchant dans Taram meurt (et c’est dégueu), Bip-Bip meurt, le frère de Théo_la_batte_de_la_victoire meurt, Gigi meurt comme une merde (deux saisons de plus pour vous le faire avaler), le chien des Flandres meurt comme une merde, Georgie est une histoire d’inceste, dans Albator 84 Alfred meurt, Dai meurt dans la saga de Dai (la partie manga, l’animé se terminant sur le moment ou il bute son père comme une merde), Hey Arnold ne parle pas d’Arnold mais de la dépression d’une petite fille moche et rejetée de tous.

10) Pas la peine de vivre dans le déni : Calvin est fou. Les dernières planches, quasiment blanches, sont probablement une allégorie de son futur séjour à l’asile pour quelques dizaines d’années.

Bonus pour les gens encore plus vieux : Le clip Sugar Sugar des Archies était proprement dégueulasse. Non seulement les paroles étaient sexuellement explicites, mais en plus les images contiennent une sorcière qui transforme des gens en bêtes, de la bestialité, et une transmutation en clown creepy. Pétez-nous pas les couilles avec votre époque craignos.

Je dédie ce post à tous les gens qui embellissent le passé en leur disant d’aller se chier dans la bouche, même chose pour cette fille que j’ai vu dire « Ah oui j’ai vu la saison 1 de Dexter il y a dix ans quand j’en avais sept » quand je faisais les recherches et qui m’a fait réaliser que des gens qui étaient au CP au début de Dexter ont maintenant le droit de vote.

Ma consommation Culturelle 2013 5/6

 

Attaquons-nous aujourd’hui à un gros morceau. Comme vous le savez si vous me suivez depuis un petit bail, je suis un relatif fervent amateur de séries d’animation, qu’elles soient ou non japonaises, desu desu~ Ma waifu-uguu étant elle-même férue d’animation, il est logique que je regarde un certain nombre de séries chaque année. Je ne compterais pas tout ce qui s’est fini en « épisode 1 marathon lol » et je ne compterais que les séries animées regardées au moins jusqu’à la moitié.

 

Cette année, j’ai vu 28 séries animées (1 tous les 13,03 jours). A raison d’un ou deux épisodes par jour la plupart du temps (en général, au petit déjeuner, c’est quand même plus intéressant que les chiens écrasés sur Inter), ça doit être à peu près dans ma moyenne habituelle. J’ai regardé la plupart de ces séries avec muh waifu, mais un certain nombre quand même tout seul. En effet, hors temps de cuisine, j’ai à peu près 25 minutes pour manger-boire le thé le midi. Quoi de plus normal que de regarder un petit animû pendant ce temps ? C’est ça ou Nagui.

Jamais inutile : un peu de placement de produit pour Airmaster, le meilleur dessin animé de tous les temps.

 

5 étaient des séries occidentales. Sans grande surprise, on parle de Futurama (saison 5 et 6), My Little Pony (saison 3) et Adventure Time (saison 1 et 2). Zali Average Nerd Falcam, bon. Encore une fois, mon taux d’éloignement du Zeitgeist indiffère un peu mon e-penis. Tout ceci était très bon. Je serais malhonnête, j’aurais pu rajouter l’horrible dessin animé canadien (?) pas drôle Code Monkey qui n’a d’autre intérêt que sa chanson d’ouverture.

Adventure Time est probablement ce qui se fait actuellement de mieux en animation occidentale, même si des gens étranges n’arrêtent pas de me dire qu’il y a un remake des Tortues Ninjas en 3D. Srsment, c’est quoi votre problème les gars ?

 

23 appartenaient donc au genre délicieux des Séries Animées pour Weeaboos. Comme je n’aurais pas grand-chose à ajouter après, on peut les détailler tous assez rapidement en les classant par tiers comme si on était des neckbeards.

 

GOD-TIER : Dennou Coil, Steins Gate. Deux séries de SF drôles, palpitantes, angoissantes, avec de la technologie qui fait peur. Sans conteste les deux plus grosses claques de l’année. Mangez-en. J’ajoute bien volontiers l’époustouflant Durarara-par-les-mecs-qui-ont-fait-Baccano

Tirée d’une Visual Novel, parrait-il excellente, Steins Gate réussit le pari audacieux d’être à la fois drôle et intelligent sur le thème affreusement casse-gueule des Voyages dans le Temps. Tu-tuluuuu~

 

GOOD-TIER : Sayonara Zetsubo Sensei Saison 1(chaque épisode dure 50 minutes parce qu’il faut sans arrêt freezer l’écran pour lire les notes de la traduction), Ben-To (des pauvres se tapent dessus pour manger des repas pas cher. C’est aussi con que ça en a l’air), Black Lagoon Saison 1 et 2 (bon, en VF, c’était pas toujours génial), Dance in The Vampire Bund (une histoire de vampire sympa, mais qui pêche juste un peu par son côté trop court et un peu bâclé), One outs (du gambling manga de base-ball. Shut up and take my money!), Puella Magi blablabla gnagna Madoka (probablement le meilleur truc de Magical Girls depuis toujours), Hana Soku Iroha (tranches de vies dans un Onsen, superbe).

Probablement le truc le plus con et le plus drôle de mon année d’animés : Ben-To

 

MID-TIER : Witch Hunter Robin (je le voyais pour la deuxième fois. Y’a des longueurs, quand même), Nyan Koi (un anime sur les chats qui parle trop de petites culottes et pas assez de chats), Kimikiss Pure Rouge (je crois que j’ai quinze ans et un zizi occidental de trop pour ça), Antique Bakery (moche et pas passionnant, mais y’avait des côté intéressants. C’est des gays qui font des gâteaux.)

Salut je suis un anime générique dont tu n’as aucun souvenir. Ces 6H de ta vie ne reviendront jamais !

 

SHIT-TIER : La plupart ne m’ont laissé que des souvenirs confus, voire aucun souvenir du tout. Texholyse, Heroman (retourne dans ton asile, Stan Lee, quoi!), High Score, Honey and Clover (sans doute du au fait que je n’aime pas les petites filles au point de devoir aller le clamer sur TOR), Princess Lover (je sais même plus du tout ce que j’en ai pensé), Boogiepop Fantom, Crescent Love.

En voyant l’image, je réalise qu’en fait, je me souviens un peu de cet animé et que je ne l’ai pas trouvé si mauvais que ça. Ceci dit, bon, j’ai pas envie de corriger.

 

ALIEN-TIER : Mars of Destruction, une OAV ayant la réputation d’être le pire animé de tous les temps. C’est sans doute vrai, néanmoins, j’ai tellement ri en le regardant qu’il est hors concours.

 

A voir rien que pour la culture G et dire que vous y avez survécu.

 

J’ai vu la quasi intégralité de ces séries en VO. 100% a été vu de manière moyennement recommandable, mais si vous voulez vraiment penser que je regarde Tiji ou chaispasquoi pour profiter de la voix française de Tarte de Petit Doigt, libre à vous. Soyons honnêtes, mon budget animation a été de 0€ cette année (Que Kaze se rassure, j’ai acheté plein de DVD qu’ils éditent à ma maman pour son anniversaire).

 

On continue demain avec les Jeux Vidéo. Il n’est pas impossible que ça me prenne deux jours, pour être honnête.

Bilan de la saison 2010-2011 en avance, #2 : ANIMÜ.

Quelques brèves sur l’actualité pour augmenter mon référencement Bing

– Mon avis sur DSK : j’en ai rien à foutre, lol.
– Mon avis sur le rapport du CNC qui prétend que les jeux vidéo ne se vendent plus, mais qui ne prend en compte ni le téléchargement légal, ni le marché de l’occasion : J’ai tellement herpé qu’à un moment j’ai failli derper.
– Mon avis sur la Grèce : Il serait temps de retrouver le trésor de la Ligue de Délos, ou de s’avouer vaincu*.
– Mon avis sur la Lybie : j’ai hâte que ça soit fini, que le taré d’hurluberlu conspirationniste qui truste la page d’accueil des articles les plus lus de WordPress passe à un autre sujet. Au bout du 333è article mille CFA qui titre sur « le complot judéo-extraterrestre pour renverser Saint Muammar que son nom soit béni a encore frappé : le CNT aura invoqué Nyalathotep pour faire tomber les ténèbres sur le monde~ », j’en ai légèrement assez.
– Mon avis sur Ta Soeur : elle se laisse aller.

Sans transition, le bilan de moyennement la plupart des animés que j’ai vu dans une durée approximative s’étendant de peut-être l’été 2010 à vraisemblablement hier matin. Je n’inclus pas les trucs dont je n’ai pas passé les deux premiers épisodes.

Tytania

J’ai un souvenir extrêmement vague de cet animé que j’ai pourtant regardé de bout en bout avec, je me souviens, un certain plaisir. Il y était très fortement question de géopolitique spatiale matinée de yaoi, mais ce que je raconte est extrêmement spéculatif tant j’en avais tout oublié un mois après. Par contre, l’extrême médiocrité de l’animation, sans doute une des pires jamais vue et qui donnait l’impression étrange et continue de voir un spectacle de marionnettes donné par des manchots trisomiques m’a fortement marqué. Je me souviens de la mort d’un personnage que cette farce d’inanimation rendait spectaculairement cocasse.

Star Wars The Clone Wars Saison I Mais De la Deuxième Serie On S’Y Perd Lol Il Y a Eu Un Film ?

J’aime bien Star Wars, du moins l’Univers étendu. Il a un côté extrêmement kistch matinée de « tu peux pas test tellement mon univers est étendu » assez sympa, d’autant qu’il est matiné d’une ambiance étrange et pudibond ou zigouiller toute une planète est possible, mais voir une goutte de sang ou un bout de téton est invraisemblable. Univers complètement bizarre qui plus est dans sa sclérose perpétuelle qui fait que la technologie semble stagner depuis des dizaines de milliers d’années, et ou les deux seuls choix politiques possibles oscillent entre des forces du mal voulant tout anéantir et diverses démocraties ultra corrompues dirigées quasiment officiellement par une secte de béats asexués.
Par contre, je ne sais pas trop quoi penser de cette version animée en 3D de moyenne qualité de Star Wars. Rien ne m’a spécialement marqué. Je crois que ça se passe entre le II et le III, qu’on y suit principalement la padawan de merde d’Anakin Skylwalker, et qu’il ne s’y passe pas grand chose de très intense. Je crois bien qu’à la fin il y a un cliffhanger à base de chasseur de primes qui s’enfuit de Corruscant, mais rien qui ne m’a spécialement donné l’envie de m’envoyer les saisons ultérieures. Bizarrement je préférais l’hideuse série animée qui précédait .

La Melancolie de Haruhi Suzumiya

Je l’avais déjà vu il y a quelques années. Je l’ai revu, je l’ai re-bien aimé. Mais franchement, ça vaut pas tout le ramdam qu’il y a eu autour. Sérieusement, vous avez 14 ans ou quoi ?

Spice and Wolf

Même si je dois dire que je ne sais plus bien faire la différence entre la saison 1 et la saison 2 (il y en a une des deux qui était particulièrement moche), voici sans conteste un des trucs que j’ai préféré regarder cette année. Le pitch est simple : dans un monde féodalo-européano-japonais, un marchant ambulant voyage avec une Déesse des Moissons-nekogirl qui souhaite rentrer chez elle parce que ces connards de villageois ne croient plus en elle. Chaque arc narratif est l’occasion de donner une petite leçon d’économie au spectateur, le tout avec des péripéties assez bien ficelées, sans gros temps morts ni personnages particulièrement énervants. Le tout est assez triste et désabusé, mais il y a quand même un gros moment d’humour involontaire à un moment ou, tentant d’animer un cheval, les tâcherons coréens derrière l’animation ont dessiné une sorte de Grand Ancien désarticulé revisité par Dali. Vous remarquerez dans cet article à quel point les animations misérables ne m’arrêtent pas.

Trapèze

J’ai regardé Trapèze à un moment ou j’étais effroyablement fatigué et indisponible du cervelet. J’en ai un souvenir confus, cependant je crois me souvenir d’une réalisation ultra originale et d’un propos assez pertinent sur la folie. Un anime a recommander, ne serait-ce que pour ses prises de vues réelles d’infirmières japonaises perverses SM en latex rose.

Chinese Electric Batman

Parfois, il n’y a pas grand chose à dire d’autre que « c’était vachement bien ». Malgré un propos parfois confus, DTB est un anime surprenant (positivement) à tout points de vue. Une histoire ou, pour faire vite, des genres de X-men seraient recrutés par des services d’espionnage et de contre-espionnage un peu partout sur Terre et se foutraient sur la gueule. La saison se finit un peu en eau de boudin, hélas parce que le tout est toujours intense et prenant. On m’a très fortement déconseillé la saison 2. Ca tombe bien, franchement, j’ai la flemme.

Princess Jellyfish

Anime qu’on m’a vendu comme « un shojo queer avec des Hikkikomori », ce qui à peu près engageant comme un plateau d’huitre marinées dans du jus de boudin, et ça s’est avéré être un excellent Josei (lol cases). Une bande d’Otakues sociopathes voient leur vie bousculée par un travesti… Et c’est à peu près tout. Pas de gags trop relous à base de pénis, pas spécialement d’intrigues amoureuses reloues, des tranches de vies bien senties, une fin qui boucle le truc proprement en onze épisodes, que demande le peuple ?
J’ai bien aimé, aussi, ce côté « comment être différent dans le Japon du XXIè siècle ». Plus désabusé qu’une pub multiethnique pour des pulls, mais pas complètement dénué d’espoir non plus.

Blassreiter

Animé avec du cell-shading, des motos et des bagarres de Mecha qui ne m’a tellement pas laissé de souvenirs qu’au stade du brouillon de cet article, je l’avais renommé « Glassreiter ».

Shi Ki

Episode 1 à 5 : Meilleur truc avec des Vampires qui essayent de détruire un village reculé du Japon Jamais.
Episode 6 à 22 : Long et douloureux processus de répétition à l’infini du même épisode moisi ou les villageois agissent n’importe comment et se font massacrer.
Episode 23 et 24 : Pogrom bizarre de vampires s’achevant par un suicide à la dynamite.
CE N’EST PAS TR7S BIEN.

The Tatami Galaxy seul les hipsters élitistes connaissent le nom en Japonais.

M’avais également été sous-vendu comme « un type qui revit sans arrêt la même année scolaire et à la fin il perd ». C’est beaucoup plus que ça. Tant sur la forme (majestueuse d’inventivité et de dynamisme) que sur le fond (humour chiadé, narration intelligente entre les épisodes, rythme millimétré, réflexion poussée sur le fait de réussir sa jeunesse, sur la socialisation et sur le destin), c’est sans doute le meilleur animé que j’ai vu ces dix dernières années. C’est une oeuvre extrêmement indispensable, et vous êtes de sombres merdes si vous ne l’avez pas encore vue (alors dépêchez vous vite que je puisse vous reparler sans me boucher le nez.)

Speed Grapher

Voilà encore quelque chose qui me laisse le sentiment bizarre de s’être quasiment effacé de ma mémoire à la minute ou j’ai cessé de le regarder (après dix ou douze épisodes). Je me souviens d’un générique bien classe de Duran Duran, de beaucoup d’érotisme bizarre et gratuit du genre j’te frotte la teub sans raison, et d’un type qui pouvait faire exploser des trucs en les prenant en photo. J’avais fini par lâcher devant le manque de rythme et d’enjeu.

Eden of The East

C’est très hypé. Il faut bien que Kazé vende des Blu-Rays. Mais c’est plutôt mérité. L’intrigue d’anticipation-téléréalité-terrorisme est menée avec un rythme qui frise l’hystérie (normal, faut tout faire tenir en 4 heures), mais ça retombe pas trop mal sur ses pied, et, honnêtement, ça fait pas plus de mal que ça de voir un truc bien réalisé par un studio japonais en 2011. Je veux dire, vraiment bien réalisé. Sans plan fixe de quarante secondes et personnages mogoloïdisés par des animateurs de Pyongyang.

Full Metal Panic

C’est vieux comme le minitel, mais j’essayais de combler un manque qui me semblait important. J’ai tenu une vingtaine d’épisodes, et d’ailleurs à aucun moment je n’ai trouvé ça pas bien, mais bon, je sais pas pourquoi, ça m’a pas passionné plus que ça. Trop de scènes débiles à base de filles qui sortent de douches en disant baka, je pense.

Otome Yokai « j’ai vraiment failli oublier que je t’avais regardé pendant 13 épisodes » Zakuro.

Un anime de Yokai romantiques en treize épisodes aussi peu marquant que possible. J’ai des stylos qui ne marchent plus dans mon bureau qui ont eu plus d’influence sur ma vie. Ce genre d’Anime, c’est un peu le 88 de l’animation. Quand t’es dans les Vosges en vacances, t’es content d’y être, mais une fois que t’en est parti, tu te demandes bien ce que tu pouvais y faire. Sup à tous mes lecteurs de Xonprupt-Longemer, un jour vous aurez des 56k, je sais que c’est dur de se connecter par Transpac en attendant, patience.

Tiger and Bunny

Comme je suis présentement à l’épisode 16/22, je ne peux que donner qu’un avis partial sur cet animé avec des super-héros sponsorisés par Pepsi et Bandai, mais il sera plutôt positif. Le placement de produit est plus qu’assumé, c’est un des sujets principaux de l’intrigue qui met aux prises la rivalité entre un super héros vieillissant et un plus jeune qui doivent travailler ensemble pour blablabla. C’est bien foutu, clair, drôle, et à la fin du premier Arc, il y a une clarté et une cohérence dans l’intrigue qui font assez plaisir. J’espère juste que la fin ne sera pas complètement à chier.

Cet article est dédicacé à ceux que j’aurais oublié en chemin.

* « Vendre les Chiotes comme esclaves était une activité plus profitable que de les massacrer ». Les utiliser comme vespasiennes s’avéra par la suite bien plus rentable encore.

P.S : comme je suis au travail (DRAMA) je ne peux pas poster d’image rigolote de fin d’article. Vous avez qu’à en mettre dans les commentaires.

Marcel- Avguste Dramelle, le premier scantrader

Plutôt que de répondre au professeur Hercouët sur les méfaits du fansub, qui n’a en vérité pour seul défaut que les fansubbers eux-même (ceux ki ne conesse pas le partissipe passer et veulent traduire TOUTES les séries qui sortent, inondant les réseaux PIRATES français de diapositives moe), je vais vous parler d’un de mes personnages préférés qui n’existe pas : Marcel- Avguste Dramelle (1896 – 1950)

Marcel- Avguste faisant semblant de jouer du jazz en 1946 pour agacer un contrebassiste pédant, tiré du fonds Dramelle de la BNF

Le petit Marcel- Avguste nait à Dinan, en 1896, de parents excentriques (on doit le V de Avguste à une mère latiniste qui déambulait dans les rues de Dinan en toge en vendant des mosaïques et à l’écart entre le trait d’union et le début de Avguste à un employé de mairie extrêmement myope, son mari). Très vite, il montre des prédispositions à l’humour et à l’exotisme quand, à quatre ans, il fonde un journal sur un cahier de brouillon intitulé « on est en 1900, c’est rond comme le professeur ». Après trois numéros, le cahier est ramassé et Marcel- Avguste rossé.

« Le petit Marcel_Angvs possède tous les talents pour être un bon élève, mais j’ai bien peur que sa prédisposition à la loufoquerie ne lui réserve qu’un seul destin : le pilori. »
(Madame Bringeois, Institutrice myope également, 1902)

Partout ou il ira, Marcel- Avguste se comportera de manière étrange, décalée, excentrique. Il refuse d’apprendre l’anglais et se consacre dès qu’il le peut aux langues orientales, sans motif apparent. Décelant son potentiel artistique, on tente de l’orienter vers les beaux arts, ou il se fera défavorablement remarquer pour avoir peint d’immenses fresques de chatons anthropoïdes s’exprimant en phonétique dans des phylactères sur les murs de l’école.

Etrange communauté de destin entre cet individu et HITLER : après avoir échoué dans ses études en France, Marcel-Avguste se met à vendre des illustrations de boîte de chocolat étrangement similaires à celles que peignait le jeune Hitler. Cependant, là où le futur furher les distribuait avec l’air austère qu’on lui connait bien, Marcel-Avguste avait coutume d’instaurer des blagues potaches au dos de ses dessins, ce qui lui vaudra de vivoter correctement de cette activité. C’est en vain que sa famille intentera dans les années 70 des procès à Carambar, il semble que la communauté de concept soit une pure coïncidence.

projet de boîte de biscuit avec plaisanterie, jamais publiée parce que ni drôle ni beau, aimablement reproduite par la veuve de M.Yamahata

Marcel- Avguste vit chichement, mange peu, et consacre l’essentiel de ses revenus à l’épargne et de temps à autres à l’achat de revues sur l’orientalisme. Sa correspondance, abondante, avec divers patients enfermés dans des hôpitaux de jour, témoigne pourtant d’un goût très faible pour la Chine ou le Japon. Marcel- Avguste n’est attiré que par une chose, la bizarrerie extrême de ces civilisation connues uniquement par le prisme très déformant de l’orientalisme de son époque, et par divers conflits militaires à propos d’opium, de Port-Arthur ou d’Iles Sakhalines. Ainsi, le Tonkin l’indiffère (trop blanc, trop colonisé). Il se plonge à corps perdu dans l’analyse de la « culture populaire » de ces populations. Aux pagodes, ils préfère les graffitis. Aux haïkus, les brochures pornographiques. Il voyage autant que possible, et finit par rencontrer, en 1938, Junpei Yamahata, un dandy japonais au profil assez similaire, grand collectionneur de mauvaises BD françaises (sous pieds-nickelés, copie au crayon de couleur de Bibi Fricotin, etc.).

Junpei Yamahata (1900 - 1945), mort en exil au Brésil, qui déclarera sur son lit de mort "je meurs au dessous-de mon hémisphère !"

Junpei, qui possède au Japon un cercle d’amis doux-dingues bien peu concernés par les velléités expansionnistes du Japon, passe une partie de ses journées entre absinthe et siestes à tenter de traduire ces mauvaises brochures et à le leur envoyer, dilapidant sa fortune en frais d’expédition. Marcel- Avguste, qui trouve l’idée formidable, l’adapte à sa sauce : il va passer de longues années à dénicher le pire de la littérature graphique japonaise et à tenter des traductions maladroites. Peu perfectionniste, peu désireux de se mettre à faire quelque chose de sérieux avec son travail, il va se contenter de mettre de la peinture blanche sur les planches de BD de propagande et à imaginer ce que peuvent bien dire les textes. Seul méfait de toute sa vie de Zazou : il achètera un petit appareil à ronéotyper à la Résistance pour dupliquer ses brochures-blagues. Torturé une première fois par des résistants qui croyaient qu’il s’agissait de traduction au premier degré de textes de propagandes japonais puis une seconde par la Gestapo qui croyait qu’il s’agissait de messages codés, Marcel- Avguste va néanmoins continuer tranquillement ses papiers dans son coin.

Un des rares fragments conservés de Dramelle. On remarque le côté peu perfectionniste de la démarche.

Ce n’est finalement que la nouvelle de la mort par « apathie et désœuvrement » de son ami en vacances forcées au Brésil qui va l’affaiblir à la libération. La nouvelle va l’abattre et le faire se détourner de son projet et Marcel- Avguste passera le reste de sa vie à dénigrer le jazz. Dans une lettre posthume, on le voit expliquer son nouveau projet. Il affirme : « Bien, j’ai passé 50 ans à essayer de faire rire avec ces papiers japonais, je peux bien passer les 50 suivants en essayant de faire tourner en bourrique les musiques modernes ». Mais Marcel- Avguste s’éteint tragiquement bien avant d’avoir pu accomplir cet objectif renversé par un autobus. Ironie de l’Histoire : le jeune chauffeur sera aussi le grand père d’Isidore Malsangrain, un obèse boutonneux qui sera le premier à poster un scantrad sur son site AOL en 1994. Isidore ne parlait pas un mot du japonais nécessaire à traduire les intrigues du manga pronographique rapporté par son grand cousin du japon, et adoptera à peu près la même démarche que Marcel- Avguste.
Hanna -Favstine Dramelle-Pigel, soeur de Marcel- Avguste, respecta la dernière volonté de son frère et détruisit l’essentiel du travail de son frère. Seuls quelques fragments furent versés à titre de témoignage à la BNF, mais on peut dire qu’aujourd’hui, rien ou presque ne nous est parvenu de l’oeuvre d’un homme qui, pionnier parmi les pionniers, inventa le scantrad sans le savoir.

Dix sujets de trolls à emporter sur la route des vacances.

Motel, hôtel, bouchons, bungalows, station d’autoroute, qui c’est qu’a pété, quand c’est qu’on arrive, je t’avais bien dit qu’on oublierait un des gosses, pourquoi tu t’donnes des baffes, périphérique fluide dans l’autre sens, journée noire Bison Futé, encore sept heures je t’avais bien dit de passer par Auxerre, etc etc. Vous êtes d’accord que la route des vacances, ce n’est fait que pour une seule chose : s’engueuler pour des questions futiles. Ce n’est qu’une fois parvenu à destination qu’on peut s’engueuler pour de vrais sujets importants, comme « Mais qu’est-ce qu’on fout au nord de la Bretagne ? »

Pour éviter l’ennui propre aux médiocres et aux gagne-petits, et afin de ne pas vous abaisser à deviser sur des sujets aussi peu intéressants que « Qui c’est que tu préfères, les juifs ou les arabes » ou « Oui, mais quand même, sur l’immigration, i’disent pas que des conneries » ou encore le sinistre « Non mais le foot, c’est juste pour les beaufs quoi », je vous propose dix sujets originaux pour de bonnes disputes de voyage.

Geopolitique : le statut de Chypre.
Cette question offre un vaste potentiel de débat contradictoire. Au moins trente ans (flemme de vérifier) après la partition, alors que le pays est dans l’UE, il y a toujours une frontière avec des barbelés et des gens qui s’y tirent dessus. Chypre offre un panorama merveilleux d’engueulades : on peut facilement troller sur le bellicisme des turcs (et dériver sur l’Arménie), sur le fait que le pays est séparé depuis longtemps et devrait être reconnu, sur la Turquie et l’UE, sur l’économie de l’île et ma bonne dame on laisse entrer n’importe qui dans l’Europe, etc etc. Chypre est une question effroyablement sous exploitée dans les engueulades.

Histoire : « Ce ne sont pas des français, mais des sortes de Vikings, qui ont envahi l’Angleterre  en 1066 »
Essayé de nombreuse fois, a toujours merveilleusement fonctionné. Vous pouvez y adjoindre des phrases merveilleuses comme « d’ailleurs la France n’a commencé à exister qu’avec François Premier », « de toutes façons, il n’y avait aucun challenge, l’Angleterre était quasiment vide et n’était capable de se battre que de manière lâche et faible » et, mon petit préféré « De toutes façons tant mieux, puisque Guillaume le Conquérant, il a surtout commis un des pires génocides de tous les temps ». Essayez avec des normands un peu patriotes.

Jeu Vidéo : « Capcom est le seul studio japonais à encore sortir des jeux« .
Vous assisterez à l’explosion immédiate de la tête de n’importe quel weeaboo et, normalement, à ujn déferlement haineux de contre exemples. Vous pouvez ajouter, l’air goguenard « Ah oui, donc la division par deux de la taille du Tokyo Game Show, c’est juste pour améliorer son bilan carbone ? ».

Culture : « La SACEM, quand même, elle fait pas si mal que ça son boulot« .
Bien meilleur angle d’attaque que « Le seul modèle culturel valable c’est le payant partout », parce que vous pouvez trouver un tas d’exemples rigolos en fouillant un peu, et citer des personnalités comme Philippe Manœuvre, parce que quand même, il a lancé les BB Brunes et les Plasticines, c’est un tel apport à l’Histoire de la musique, comment ça non ? Cites moi un magazine plus pertinent que Rock and Folk/Comment tu peux dire que La Nouvelle Star c’est pas de la chanson regarde Julien Doré il est kawaï uguu etc etc.

Médias : « Non, mais la vraie pensée unique, c’est la pensée de droite, quoi »
Affirmez ensuite qu’il n’existe aucun chroniqueur clairement de gauche, ni à la télé, ni à la radio, qui ne soit pas un humoriste. On vous citera sans doute Daniel Mermet, agitez les bras en criant « OUI BEN C’EST BIEN LE SEUL ». Il est impossible que cette discussion ne se termine pas en (Jean-Hugues) engueulade.

Musique : « Le rap, j’aime pas, mais le hip-hop, j’adore« .
Cette phrase a beau ne strictement rien vouloir dire (pas plus que « non mais moi la tomate j’aime pas ça, mais les pâtes à la bolo, c’est super bon »), elle fait toujours son petit effet. Les deux termes étant très flous dans la tête de beaucoup de gens, n’hésitez pas à dire que le scat, c’est du hip-hop alors que le slam, c’est plutôt du rap. Dites que vous préférez le hip-hop parce que c’est électro. Autre phrase magique : « non mais je te donne un exemple. Dans le rap tu fais des graffitis, dans le hip-hop, du street art ».

Technologie : « A quoi ça sert ? » (et non pas « c’est un peu de la merde, non ? »)
Question à poser à n’importe quel personne un peu accro aux réseaux sociaux et/ou aux produits à la pomme. A chaque réponse (en principe vague), reposer une autre question, la plus candide possible (concrètement, tu t’en sers pourquoi ? Mais t’as pas aussi tel appareil qui fait ça ? La, par exemple, tu l’as utilisé pour quoi ? Ca a changé quoi ?). restez candide, et demandez simplement des réponses précises. Protip : les réponses n’existent pas.

Ecologie : « Les éoliennes, c’est de la merde »
Faites l’apologie de la géothermie et du solaire, présentez le nucléaire comme une solution transitoire mais très sale et affirmez que les éoliennes ne peuvent fonctionner que sur des parcs d’énergie très limités en population. Le moindre pseudo-écologique qui n’aura étudié la question que dans des livres d’images se roulera par terre en hurlant que les éoliennes c’est merveilleux et n’importe quel capitalo-liberal vous jettera des pierres pour oser affirmer que les déchets nucléaires sont un problème majeur.

Alimentation « Je ne vois aucune raison pour ne pas manger de chats et de chiens »
Le troll viendra du fait qu’on vous rétorquera (easy way) que c’est trop mignon ou (hard way) que ce sont des animaux domestiques, auquel cas, de belles engueulades en perspective si vous ajoutez « Oui bah on mange bien du lapin et du cheval ». En général, c’est au moment du cheval amené si subtilement dans la conversation que le vrai combat commence

 

Animation Japonaise : « Le fansub est nuisible, et je vais le prouver »

Ce a quoi tout argument prononcé après cette phrase aboutira. Croyez moi, j'ai essayé.

La fainéantise de cet article s’explique par le fait que je suis en ce moment souvent dehors et bourré, c’est les guinguettes à Blois.

_________________

Annonce de ouf : Quoi ? Tu ne suis pas mes super interventions une semaine sur 2 dans l’émission Musique Amplifiées sur Studio Zef ? Bien, tant pis, elles reviennent quand même à la rentrée avec en prime une émission mensuelle consacrée aux versants les plus insolites des cultures asiatiques, d’Istambul a Tokyo.

Week end studieux.

Bon. Comment allez vous occuper votre week-end ?

Toi, l’individu lambda 1, tu mettras ton affreux petit costume de Pokémon pour aller faire des pantyshots dans un amas gluant d’hormones fétides et de lolis exhibitionnistes pour te payer tes contrefaçons de goodies docteur slump et tes corsets mal taillés assemblés à la main par des goths qui pourraient travailler au rayon retouche du Tati du coin si seulement elles avaient le moindre talent et la moindre envie de passer leur BEPC. Quoi qu’à la réflexion on me signale que la Japan Expo, c’est dans une semaine. Tu resteras donc chez toi.
Toi, l’individu lambda 2, tu resteras dans le coin à troller des forums et des blogs en faisant semblant d’être d’extrême droite ou d’extrême gauche et en diffamant à tout va que même que si t’en faisais le dixième IRL tu irais quinze fois en prison. Patricksebastientriste.jpeg. Plus courageux que téméraire, tu perdras donc ton week-end en bande passante perdue et tu resteras chez toi.
Toi, l’individu lambda 3, tu joueras à Minecraft. Peut-être que tu auras le temps d’écrire la lettre G de « Asperger et Fier » en lettre de bois géantes sur ta petite île magique. Je te dis ça, mais j’ai fait ma première épée de cuivre dans Terraria, je suis si heureux. Ceci dit, toi, tu ne casseras jamais cette routine médiocre pour aller explorer le vaste monde, et contrairement à toi, tu resteras chez toi.

Moi, je ne mange pas de ce pain là. Je délaisse la triste vie des nerds ordinaires et le temps un peu grisâtre des pays de la Loire (mais y’a pas à dire, même par temps d’orage et de crue avec des attaques de fourmis volantes, Blois c’est plus joli que les bords de Meuse. Désolé aux gens du cinq-cinq, en même temps, je ne crois pas qu’on puisse se connecter à mon site via le minitel ni via la 3G des téléphones Nokia.* Je m’en vais passer un week end opulent au bord du monde, dans un pays ou on met ses chocolatines dans des poches  en général gavées remplies (Assimilation prévue de la Garonie au territoire français dès que l’idiome standard, aka la langue d’oïl aura été appréhendée par les indigènes). Ne souhaitant pas avoir sure la conscience que la perspective d’un week-end passé à m’empiffrer des mets locaux (essentiellement du basilic marinant dans du vin), j’emporte dans mes valises de saines lectures. Au programme :

– Un exemplaire de la « Revue philosophique de la France et de l’Etranger » ayant pour thème, l’Alterité. Si tu croix que tu peux teste ça, essaye, mais ça m’étonnerait A SA SES SURE. Je ne lis pas souvent de philosophie, mais de temps en temps, ça me prend. J’aime bien la gueule ultra austère de ce genre de revues de recherche, en France. On dirait qu’ils font tout pour ne pas être lus (ça marche bien).
– Un petit opus de Jean Verdon intitulé « le plaisir au moyen-âge. Il y avait deux personnages en train de faire des galipette sur une enluminure sur la couverture. Comment refuser ?
Les ruines de paris en 4908. MDR KOI. J’aime bien l’Arbre Vengeur. Lire ce genre de trucs, ça fait se sentir tellement bien avec sa conscience. Non mais moi je lis des trucs de petits éditeurs, vois-tu, je soutiens les textes non formatés par l’édition blablabla librairie de quartier tenue par un poujado-marxo-barbu qui a pas Internet. C’est important, aussi. (ceci étant un troll, je le compense bien évidemment par un lien vers Lekti) Mais avoue que t’as ragé quand même
– La jeune fille et la Mort, d’Ariel Dorfman, mon faciès quand je crois que je n’ai jamais lu de théâtre Sud Américain, sauf une fois une pièce argentine dont je n’ai retenu ni le nom, ni l’intrigue, ni les personnages. Pas des plus marquants, donc. J’ai vu une adaptation sanguinaire du Petit Chaperon rouge donnée par un brésilien, aussi. Il y était fortement question de cannibalisme et de chirurgie esthétique.
– Un cahier d’Africultures consacré au dessin de presse et à la caricature en Afrique, continent qui possède, si ça vous avait échappé, une des presses les plus inventives et les plus féroces du monde.
-Ciel Liquide, de Karim Madani, un roman pour ado/dultes (case à la con) qui a l’air de ressembler à une version neuf-trois de Death Note. En même temps, Death Note, c’est pas déjà repompé sur une nouvelle de James Graham Ballard ?
– Solanin, tome 1, de Inio Asano. 99% des mangas c’est de la merde, mais j’ai ouï dire que ce seinen plein de tranches et de vies se situait dans le pour cent restant. On verra bien.

Et là, tu me dis que je ne lirais pas tout ça en un week end et que je suis un sale bourgeois.
1) Ta mère.
2) Si je ne lis pas tout pendant le week end, je lirais ça plus tard, criss de ciboire est-ce que je te juge tout le temps, moi ? Oui, mais c’est pas une raison.
3) Non, je ne suis pas un sale bourgeois, je suis un sale fonctionnaire ce qui est une autre catégorie de parasite. Plus précisément, je travaille dans une bibliothèque publique, toi aussi tu aurais accès à des trucs bien gratuitement -ou presque- si tu étais inscrit dans une bibliothèque publique au lieu de passer toutes tes journées à regarder Direct 8 et à traîner dans les couloirs (glauques et offrant un choix éditorial médiocre) de la FNAC de ta ville de merde. Un jour, je ferai l’éloge des Bibliothèques publiques, en expliquant pourquoi je n’aime pas le terme de bibliothèque municipale, mais ça sera un article assez chiant, il faudra que je mette des babes parout pour capter l’attention, et je ne peux encore me résoudre à cet avilissement. Pas deux fois par semaine, quand même.

Je vous laisse en bonne compagnie avec du Scottish Pirate Metal à reprendre en coeur tout le week end. Je reviens lundi avec un super article qui t’expliquera comment nommer ton organisation secrète.

* Ignorant : c’est drôle, parce que Nokia est leader sur les téléphones portable dans le tiers monde. Si tu ne le savait pas, ajoute le à ta culture de base.

Trop undergorund pour pirater

Cher Hadopi,

Plus la peine de me poursuivre avec les bâtons de la maréchaussée de la cyberpolice de l’internet. Malgré « Je splouch tu plimf », je dois te faire une confession, et ça me fait presque mal : je ne pirate presque plus d’animus licenciés depuis des mois et des mois. Pas seulement parce que je n’ai pas le temps de les regarder, d’ailleurs. Pas seulement non plus parce que les weeaboos portent au pinnacle absolument n’importe quoi, rendant extrêmement difficile de trier le bon grain de l’ivraie. Bien, il m’arrive encore de télécharger des choses bizarres, non licenciées et n’ayant jamais vocation à l’être, fansubbées par des gobelins des cavernes puceaux et inquiétants pour mettre mes amis non nerds mal à l’aise en leur criant « MAINTENANT C’EST L’HEURE DE SEXY COMMANDO GAIDEN SUGOIO MASARU-SAN, QUI VEUT DU JUS DE COTILEDON DE CHEZ TANG FRERE ? », mais à part ça, je suis revenu à des pratiques tout à fait légales.
Toi, le fan de musique qui refuse de payer pour du offline miteux avec DRM, Toi le fan de série qui paye sa VOD 320p 2€ l’épisode sur le site mal indexé d’une grande chaîne de télé que même le streaming russe il est mieux rangé, Toi le fan de film qui ne comprend pas vraiment pourquoi ces charmants jeunes hommes de Cap Ciné te vendent le popcorn au prix du caviar (au poids, en tout cas, ça doit largement se valoir). Toi, l’homme de bon goût qui attends, Braquemard en main la sortie d’Emma Leprince et de DJ Fritas les Bananas de la maternité et qui s’est remis à aller sur Pirate Bay juste pour faire chier Frank Riester. Toi, le taré de service qui télécharge des ebooks sur Freenet*. Vous tous, vous devez vous dire, et je vous comprend : FILS. JE SUIS DECEVU.

Eh bien, désolé mon père car je crains de m’être converti à une des deux seules offres de VOD qui me semblent compétitives en France, avec celle de NoLife Online : la formule annuelle de KZplay.

Au début, j’étais scepticisme. qu’est-ce qu’ils pouvaient donc bien proposer d’intéressant pour 5€ par mois (le prix des deux paquets de gâteaux par mois que je ne mangerai pas, gardant ainsi la silhouette svelte de mon corps altier d’Avgvste en majesté) ? Après examen : à peu près tout ce que je suis suceptible de demander pour ce prix. C’est à dire du simulcast d’assez bonne qualité. C’est bien, ça donne l’impression de suivre quelque chose à l’actualité des diapositives animées japonaises sans avoir à se farcir des tonnes d’articles impliquant les mots « Haruhi » « Moé » ou « Waifu ». C’est à dire aussi du NotaminA. Plein de NotaminA. Autant dire des animés expérimentaux, inventifs, parfois vachement bien, idéal pour se sentir infiniment supérieur à tous les imbéciles qui se contentent de télécharger les trucs impliquant le plus de buzz à la con sur Chartsfag. C’est à dire aussi un système qui ne limite pas le nombre de vues, qui possède une qualité à peu près correcte, même projetée sur un bel écran par le truchement délicat d’un cable VGA –et son noyau de ferrite pour limiter les interférences

Je dirais même qu’il y a un côté moral à la chose. Pas ce qui me préoccupe le plus, mais si je père le pour et le contre, je me dis qu’avec mes 60€ par an (pour un type qui a un boulot mieux payé que toi homme du peuple dans une ville moins cher que la tienne connard de parisien, c’est quand même pas la folie), j’aide (sans doute vaguement, peut-être pas du tout, mais bon au moins c’est la théorie) une filière qui en a vachement besoin et, d’un certain côté, avec mon super pouvoir de consommateur avisé, actif, impliqué et durable comme une graine germée, ça me semble assez normal de soutenir une boîte qui essaye de s’adapter au marché et qui a compris que, bordel de merde, ON NE REVIENDRAIT PAS, JAMAIS, JAMAIS JAMAIS, AU MODELE D’AVANT. Personne (du moins pas assez au regard du seul de rentabilité) ne s’arrachera plus jamais des VHS à 129 Fr à la FNAC du coin. Parce que, si si, tout le monde pirate. MA MERE regarde ses séries sur Megaupload.

Alors, dans le marasme et la bouillie des éditeurs qui persistent à ne pas proposer d’offre légale abordable et concurrencielle avec le piratage, ça m’a semblé normal de soutenir la démarche de Kazé. Bien sur, 90% du fonds, si on ôte le simulcast (le choix des séries est de qualité inégale, mais bon, l’animation japonaise actuelle est ce qu’elle est, aussi**) est constitué de vieux trucs et de films tronçonnés en trois pour faire comme la bonne blague des « nouvelles saisons de Futurama ». Mais à moins d’être un énorme no life pathétique, ce qui ne devrait à priori plus trop m’arriver qu’occasionnellement, le catalogue a une teneur suffisante et s’enrichit assez vite pour qu’on ait toujours l’embarras du choix.

Quelques bons trucs du catalogue, d’ailleurs, si ça peut intéresser quelqu’un :
Canaan (oui, arrêtez vous quand ça devient pas bien, ça coûte le même prix)
Chocola et Vanilla (si tu es un enfant de moins de 8 ans de sexe non masculin)
Code Gay Ass
Coyote Ragtime Show
Eden oh The East
Elfen Lied (NYUUUUU la série à montrer à ta mère pour lui ôter tous les clichés sur le sexe et la violence)
Gunslinger Girl
Host Club (SI, C’EST BIEN !)
Haruhi Suzumiya (mais si en vrai, j’aime bien.)
L’Odyssée de Kino (je triche, je valide uniquement sur des ouï dires)
Moyashimon (le seul animé dont le thème est le moisi)
The Tatami Galaxy (meilleur anime de 2010, ça ne fait même pas débat, sauf s’il est sorti en 2011, je suis pas certain)
Shi Ki (épisodes 1 à 7-8 puis les deux derniers, entre les deux il ne se passe strictement rien).
Etc etc.
Bon, y’a de quoi faire.

La seule vraie frustration, en fait, c’est de se retrouver à nouveau, comme au moyen-âge d’avant 1995, prisonnier du catalogue et des choix éditoriaux d’un distributeur. La majesté du piratage (ne faites pas les pisse-cidres, que celui qui ne pirate pas d’animus me jette le premier uguu) c’est quand même de se dire que les distributeurs, les ruptures de stocks, les prix prohibitifs, les droits de productions bloqués à cause de contrats foireux, les trucs pas/plus distribués faute de rentabilité, le diktat des marketeux et des études de marché, on le fout dans un grand sac, on tape dessus avec une barre de fer et on en fait ce qu’on veut.

Mais encore une fois, pour ça, il reste les soirées dont je parlais A CE PROPOS, JE VOUS INVITE TOUS DANS MA MAISON MANGER DES NACHOS DEVANT L’EPISODE DE AIR MASTER OU LE MEC VOLE EN AGITANT TRES VITE SES CHAUSSURES.
ceci dit, le jour ou on me trouvera une plate-forme légale où, dans les conditions que j’ai décrites, je pourrais retrouver l’intégralité des oeuvres de Nobuyuki Fukumoto et Crab Goalkeeper, vous me le signalez, je m’abonne dans la seconde.

Cher Hadopi, je ne sais plus pourquoi je te racontais tout ça, mais dans le doute, rends-moi mes 12 millions d’euros.

_________

Rien à voir, mais j’ai donc un peu continué Terraria. C’est vraiment bizarre d’être hypnotisé par un truc qui n’est finalement qu’une version au graphisme dégradé des playmobils de mon enfance. Et pourtant, ça marche (en faisant autre chose et/ou en écoutant les délicieux podcasts du collègre de France, il est tout de même vrai). Je pense y jouer quelques heures sans m’ennuyer voire même à le tester en multi et à foutre en l’air tout ce que j’ai raconté hier. Mouais.

* Auteur : Elvis Hitler. Préface de Tupac Ben Laden, Postface d’Illuminati Pentagone.

** 99% de la merde, faut-il encore le rappeller à qui que ce soit ?